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06/11/2011

DES INÉDITS DE STERNBERG !!!

Trafic de cadavres (1952) et Journal de mon futur futur futur passé passé passé (1954), deux inédits de Jacques Sternberg à découvrir ici : vous devrez cliquer sur "Documentation" puis sur "Reproduction". Je n'étais pas né que JS était déjà en avance sur mon temps...

07:00 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0)

05/11/2011

À vos agendas !

Tournai-la-Page 2011. Ce sera le week-end prochain (12 et 13 novembre) à la Halle aux Draps (grand place de Tournai). Le Cactus Inébranlable sera présent les deux jours. Je tiendrai compagnie à Jean-Philippe Querton et à son verre de bière le dimanche de 13 à 18h. Si vous passez dans le coin...

13:52 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (2)

Pas que du récent (50)

Pouy - Comme jeu des sentiers.jpgCOMME JEU, DES SENTIERS...
par Jean-Bernard Pouy et Baru

Ça chauffe dans la cité des Écrivains où les HLM portent le nom de poètes célèbres. Miroslav Krapo, médiateur de banlieue, est chargé par le commissaire Pillères (ça ne s’invente pas) de trouver la raison qui pousse des bandes de jeunes à s’en foutre sur la gueule. Dans cette longue nouvelle, illustrée par Baru, défile une pléthore de personnages truculents. Pouy y va très fort puisqu’il se permet même de... réécrire Rimbaud !

Liber Niger – Les 400 coups (2002)
54 pages (format 21x25)
Uniquement en occasion
ISBN : 2-914445-00-8
JBP n’a ni blog ni site
Sur Wikipedia

03/11/2011

C'est pas moi qui l'dis...

Marc Bonetto est en train de lire La saga Maigros et m'a envoyé ceci...

Mon Rico,

    Le Maigros est peut-être un enfoiré de première, salace en diable, pourri de l'épiderme jusqu'au fin fond de la moelle osseuse, mais je me marre comme un bossu. C'est rare qu'un livre me fasse autant rire. Le précédent, en août 2010, s'intitulait La promesse de l'aube, d'un autre Gary. Rien à voir. Le personnage de la mère était savoureux dans l'exagération, les débordements, sans aucune truculence.
    Cent chapitres, c'est un peu court quand même. Moi, j'en redemande, avec mille fois plus de dégueulasseries. Tiens, ça manque un peu de sadisme et de baston générale. C'est sûr, je n'en suis qu'au chapitre vingt (vin) et les supplices restent gentillets. Chez le Marquis, on lit pire. Autres temps, autres mœurs.
    Bon, je chipote, alors que t'as quand même fait dans l'hénaurme, et j'aime ça. Je me dilate la rate comme un rascal.
    Tu sais que je suis médecin ? Neurochirurgien, précisément, et en tant que membre de la Faculté, je peux vanter les vertus de la dilatation splénique. Rire, ça te décrasse d'un bout à l'autre. A commencer par les tubes, tubulures, tuyaux. Tu as déjà gonflé tes pneus, ceux de ta bagnole, chez un garagiste ? Eh bien, le rire, c'est une sacrée giclure d'air, que dis-je ? mieux ! d'oxygène, qui t'enlève les saloperies qui pourrissent la tuyauterie corporelle. Ton pote Maigros, il l'a compris : il se nettoie à l'alcohol et chacune de ces déjections fécales ou fécaloïdes est un débourrage du surplus. Idem pour les éjaculations, éructations, glaviotages et autres expectorations. Rire, ça te fout le feu d'artifice dans le système. Et ça se voit, les étincelles dans les mirettes. Derrière, c'est la fête. Les synapses jouent du biniou, de la bombarde, de la vielle à badigoinces ; les dendrites invitent les axones à danser. Guinchez, Lisette ! Pas le slow. Non ! La java, la java d'enfer, celle au lion. La myéline tombe la gaine et va draguouiller les neurotransmetteurs.
    Mens insana in corpore salo, comme disaient les Anciens. Voilà ce qu'ils sont, tous tant qu'ils sont, les arsouilles officielles du commissariat de Charleroi. A commencer par la divisionnaire : les adeptes du cunnilinctus sont toujours des femmes et des hommes de valeur. Tu as fait un superbe éloge de cette délectation insuffisamment pratiquée, d'après moi, et qui mérite d'être placée parmi les beaux-arts. Rien que pour ça, tu mérites la Légion d'honneur.
    A la santé de Bibine, mon gone.
    Ton, qui t'embrasse.   

Avec quatre-vingts épisodes en réserve, tu n'es pas encore au bout de tes peines, Marco... Il me semble que Maigros empire au fil des épisodes.

15:51 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (2)

Pas que du récent (49)

Vargas Llosa - La tante Julia.jpgLA TANTE JULIA ET LE SCRIBOUILLARD
par Mario Vargas Llosa

Un livre d’une conception pour le moins particulière. Il s’agit, pour moitié, d’une autobiographie : l’auteur raconte la passion qu’il a éprouvée pour Julia, une tante par alliance, fraichement divorcée et de quinze ans son aînée, qu’il finira par épouser contre l’avis de sa famille. Le récit est entrecoupé de feuilletons radiophoniques écrits par un graphomane qui perd tout doucement la boule et mélange tous ses personnages et intrigues. L’ensemble est un régal.

Gallimard - Folio 1649 (2010)
Édition originale : 1979
472 pages
8,90 €
ISBN : 978-2-07-037679-0
Un peu plus sur l’auteur

01/11/2011

News

Ce mardi 1er novembre, Jean-Jacques Brunin devrait parler de La saga Maigros dans son "best of" des ENFANTS DE CHOEUR. C'est sur Vivacité, de 16 à 18h.

08:07 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (5)

31/10/2011

La saga Maigros - Épisode 95 - MAIGROS EN TÔLE

    BANDE D’ENCULÉS D’CONNARDS D’CUL FOIREUX D’MATONS !

  Maigros est d’une humeur massacrante : les gardiens de la prison de Majioulx se sont à nouveau mis en grève et c’est la police qui doit les remplacer. Motif de l’arrêt de travail : le transfert à Majioulx d’une détenue jugée très dangereuse, Daisy Deltchole, surnommée Daisy-la-Dingue, alors que la prison ne dispose pas de quartier de haute sécurité.

 Derrière le dos de sa chef, tipp-exant et faussant en écriture sans la plus infime vergogne, l’inspecteur s’arrange pour être désigné responsable du quartier des femmes. Il est mauvais comme un pet qui ne parvient pas à sortir.

 Quand il prend son service à 18:00, secondé par Poireau, il est à moitié bourré. On sent une colère rentrée qui lui sourd de chaque pore. Sous ses ordres, un groupe de quatre jeunes policières appartenant à un autre commissariat, qu’il connaît très très vaguement.

 — Toi, la grosse moche, tu res’ de planton dans l’couloir principal. TA GUEULE ! Tu fais c’que j’te commant’, point final ! Les aut’s, dans l’bureau avec moi !

 Ils s’enferment tous les cinq dans la pièce réservée au gardien-chef. D’un cabas bon à mettre aux ordures et qui fleure sec le coulage de fonds de bouteilles à bière, il sort des gobelets en plastique et une bouteille de whisky. Sous le regard ébahi des trois novices, il verse de larges rasades et distribue les gobelets à la ronde.

 — Santé, les poulettes ! SANTÉ ! Et on la ferme ! J’bosse direc’ avec la divisionnaire, mwâ… Primo, la dernière fois qu’Daisy-la-Dingue s’a échappée, elle a étranglé une gardienne avec le soutif à l’gardienne ! Alors, hop, les soutifs, interdits ! Allez, on enlève ! J’tiens pas à z’avoir une morte su’ m’conscience. EXÉCUTION !

 Rouges comme des écrevisses, les trois femmes lui tournent le dos et, essayant tant bien que mal de rester cachées aux regards vicieux de Maigros et de Poireau, elles se débarrassent de leurs soutiens-gorge.

 — Parfait ! Donnez-moi ça ici ! Confisqués jusqu’à nouvel ort’ ! Et maint’nant, cul sec ! Allez ! On vide son godet ! Bien ! Deuzio, toi, tu vas dire à l’grosse moche de faire comme vous et rapport’-moi sa paire de gros bonnets ! Allez, zou ! Donnez-moi vos verres !

 Maigros remplit à nouveau les gobelets. Son émissaire revient avec le sous-vêtement de la policière en faction dans le couloir.

 — Jarnidieu ! Je l’prendrais bien comme nouveau kertin1 ! Après tout, va la chercher. Y a pas d’raison qu’elle trinque pas avec nous-aut’ !

 Deux heures plus tard, les quatre matonnes malgré elles ont toutes roulé sous la table.

 — J’ai cru qu’on n’aurait jamais assez d’gnôle pour entasser la grosse moch’té ! Allez, Poireau, au boulot. Comme on a dit. J’m’en vais régler l’affaire avec l’aut’ dingote.

 Pendant qu’un Poireau aux mains baladeuses bâillonne et ligote les quatre femmes inconscientes, Maigros s’en va discuter avec Daisy-la-Dingue au travers du judas de sa cellule.

 — Tais ta gueule et écoute, Deltchole. J’en ai rien à cirer de d’voir te surveiller. Alors, j’vais t’faire sortir discrèt’ment, tu t’tailles fissa et tu t’arranges pour qu’on te r’verra pas d’si tôt. Pour le res’, j’m’en occupe. C’est jus’ que t’auras une évasion d’plus à ton palmarès. D’ac ?

 En dix minutes, Daisy Deltchole a réussi sa sixième cavale. Maigros revientCapture d¹écran 2011-08-28 à 15.22.50.jpg dans le bureau. Il bâillonne et entrave Poireau puis, prenant son courage à deux mains sales, il se cogne une bonne fois l’arrière du crâne contre l’arête métallique de la porte du local. Suffisamment pour s’entailler le cuir jadis chevelu mais pas assez pour tomber dans les pommes. À l’aide de son mouchoir éternellement crasseux, il essuie les traces sur l’huis et se couche au sol. Il ne lui reste plus qu’à patienter. La paix vaut bien trois points de suture et un léger mal de crâne.

1 kertin (wallon) : cabas

La saga Maigros - Cactus Inébranlable éditions - 15 € (+ port)