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18/02/2026

Un inédit en français de Richard Brautigan ? (2)

The Last of What's Left

The children gathered solemnly like shadows from the Bible to divide among themselves the last of what was left, which was barely nothing compared to what had once been, but it was more than being dead, so they had been taught for centuries.

They each took their portion which could only be counted with a microscope, and then went silently in different directions, never to see each other again.

There was no reason to.

They left behind an empty place where everything had once been.

Richard Brautigan
< Revue Corona (2), 1981.

Ce texte n’aurait jamais été repris en recueil.

 

LA FIN DE CE QU’IL RESTE

Les enfants se rassemblèrent solennellement comme des ombres venues de la Bible pour se répartir la fin de ce qu’il restait, soit à peine rien comparé à ce qui avait été, mais c’était plus que d’être mort, comme ils en avaient été instruits depuis des siècles.

Ils prirent chacun leur part qui ne pouvait être comptée qu'avec un microscope, et s’en allèrent en silence dans différentes directions, ne devant jamais se revoir.

Il n’y avait aucune raison pour.

Ils laissèrent derrière eux un endroit vide où tout avait autrefois été.

(Traduction : Éric Dejaeger)

15/02/2026

Irréflexions (483)

Les spaghetti souffrent-ils quand on les plonge dans l’eau bouillante ?

L’aphoriste sérieux n’est qu’un moraliste qui s’ignore.

Seins trop pèsent.
              Lolo Ferrari

Le skipper alcoolique a toujours du vent dans les voiles.

En Belgique, on ne dit plus « les riches » mais « les épaules les plus larges ». Comme si les friqués faisaient de la muscu…

07/02/2026

LES de PUTASSIER de BERNE-ATH (4)

LES de PUTASSIER de BERNE-ATH, NOBLES DÉSARGENTÉS

Scène 4 – CHANTAGE À LA CATHOLIQUE

— Assoyez-vous, mon père.
— Merci, monsieur le comte.
— Un petit rafraîchissement ?
— Volontiers.
— Vous aurez l’obligeance de m’excuser, je l’espère, car je ne me suis pas rendu aux commissions récemment et à part l’onde de la chantepleure...
— Ce sera parfait. J’ai un peu abusé du vin de messe hier après les vêpres.
— Mauricette-Aliénor ! Apportez-nous deux coupes d’aqua simplex bien fraîche, je vous prie. Et mandez notre cher Charles-Clovis, qu’il vienne saluer ce brave père Gontran.
— Très bien, Henri-Pépin-Louis.
— Ah ! Ce gentil Charles-Clovis... Mais que me vaut l’honneur de cette invitation, monsieur le comte ? Une confession ?
— En quelque sorte. Vous mentionniez justement à l’instant un abus de ce guinguet de liturgie...
— C’est mon péché mignon, monsieur le comte. On a beau porter la soutane, on n’en reste pas moins homme.
— Justement, en parlant de péché... mignon, n’abuseriez-vous pas d’autre chose que de rouquemoute ? Ou devrais-je dire : n’abuseriez vous pas d’autres prochains autant que de reginglard ?
— Monsieur le comte ! Où allez-vous chercher de telles insanités ?
— Il ne s’agit pas d’insanité, quoique... mais bien de fait. Voici d’ailleurs l’intéressé. Venez donc, Charles-Clovis !
— Bonjour, père Gontran.
— Bonjour, mon enfant.
— Montrez donc à votre brave directeur de conscience ces photos aussi parlantes que répugnantes.
— Voici, mon père. Je les ai prises en catimini lors de votre dernier assaut sur mon fondement...
— Mais... ! Mais... ! Comment avez-vous pu trahir ainsi ma confiance ?
— Laissez-nous, Charles-Clovis !
— Au revoir, père Gontran. À dimanche.
— Vous voici fait comme un surmulot, mon père !
— Mais monsieur le comte ! Vous n’allez tout de même pas... Pensez au scandale ! À l’avenir de votre progéniture ! Il y a peut-être moyen de trouver un arrangement...
— Justement, j’y viens. Vous offrez bien dix pour cent de la collecte dominicale comme gratification à mon fils pour vos privautés...
— Oui, monsieur le comte.
— Et bien, dorénavant, il recevra vingt-cinq pour cent. Et je serai présent lors de la computation.
— Très bien, monsieur le comte.
— Parfait ! Vous pouvez regagner votre presbytère. À dimanche, après l’office.
— Merci, monsieur le comte. Au revoir, monsieur le comte.
— Allez, allez...

04/02/2026

Irréflexions (482)

31-01-2026. Ça va d’aller, je passerai l’hiver ! Et l’année ! Peut-être la décennie ! Mais pas le siècle.

En Belgique, le Roi est nu. Sa Reine, heureusement pas.

VENISE1

C’est le lut final !
               Ernest Crampon

               raccommodeur de porcelaine


Champion de la malbouffe : le PFAST-FOOD.

1 Réservé aux férus de légendes bretonnes et aux cruciverbistes.

01/02/2026

(Héb)Études linguistiques (22)

Le préfixe OMNI- signifie « tout » comme dans le prétentieux omniscient et l’emmerdant omniprésent.

01 – Omniabsent : euphémisme pour l’élève fantôme.
02 – Omnid : HLM pour nuée d’étourneaux.
03 – Omniveler par le bas : rendre absolument tout le monde ignorant.
04 – Omnion : particule qui est constituée de toutes les particules passées, présentes et à venir.
05 – Omniçoise (salade) : préparation culinaire à base de deux cent dix-sept légumes.
06 – Omnihiliste : qui accepte toute contrainte sociale.
07 – Omnidée : casse-tête du philosophe.
08 – Omnidéal : celui que recherchent toutes les femmes, célibataires ou mariées.
09 – Omnivresse : chimère du buveur.
10 – Omnidiot : symbole de l’inculture aussi profonde que totale.
11 – Omninapte : allergique au travail, au bricolage, au jardinage, etc.
12 – Omninédit : que l’on n’a pas encore pensé à créer, inventer, écrire, etc.
13 – Omninusité : se dit d’un mot qui n’existe pas encore.
14 – Omniyourte : énorme chapiteau pour festivals dans la steppe sibérienne.
15 – Omni-impotent : multiplégique.
16 – Omnignorer : pousser le mépris à son comble.
17 – Omnirisme : art de ne jamais avoir les pieds sur terre.
18 – Omniberner : dormir douze mois par an.
19 – Omniératique : qui n’a jamais fait le moindre mouvement.
20 – Omninondé : caractérise une ville ou un village sous-marin.