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24/01/2026

Nouvelle publication !

Yves Artufel et les Éditions Gros Textes me publient un nouveau titre :

NEUROLEXIQUE
ILLUSTRÉ PAR L'EXEMPLE
 

Vous pouvez consulter l'avis de parution en cliquant ICI.

Sur le cite de l'éditeur, c'est ici : https://grostextes.fr/publication/neurolexique/

Pour un exemplaire dédicacé, contactez-moi : ericdejaeger@yahoo.fr. Les premiers exemplaires seront enrichis d'une page autographe du manuscrit original. 

Couverture NEUROLEXIQUE.jpg

10:54 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (1)

22/01/2026

LA VILLE À L'HEURE DE POINTE

Deux cent quatorze parapluies marchent vers leur boulot : des mauves, des blancs, des rouges, des multi-étoilés qui se rendent à la CE, un Picasso, deux Rubens, dix-sept Magritte, cinquante-neuf Van Gogue (qui est crotté en bouse), des minis, des maxis, des moyens, des géants de pêcheur, des zébrés, des baleinés (made in Japan), des entiers, un cassé, des longs, des courts, des mous (griffés Dali), des pressés (trous noirs), des lents, des coules, des relax dans lesquels le vent prend, des léopard, des panthère, des girafe, et des rhinocéros. Deux cent treize parapluies marchent vers leur boulot (l'autre s'est irrémédiablement cassé) : des résillés, des dim-huppés, des minijupés, des jeansés, des robés, des enrobés, des costumés, des travestis, des incolores, des talons hautés, des précieux, des endormis et deux solubles qui n'arriveront pas à destination. Deux cent treize parapluies marchent vers leur boulot. R.A.S. sauf qu'il pleut ce matin et que l'ai une capuche.

Extrait de Dans la vie à coups de pioche (Éd. Gros Textes, 2004, illustré par Fabrice Fossé).

Il m’en reste trois exemplaires…

19/01/2026

Un inédit en français de Richard Brautigan ? (1)

(Tout spécialement pour Jean-Louis Massot)

Walking Toward December
8 o'clock in the evening: I am walking down a street of closed shops and few people. It's Sunday, a day of rest. The shops are resting. People are in their homes waiting for Monday and work.
     It is late August but soon it will be December.
     The sun is going down.
     Another day is ending.
     They will keep ending just like this one until it is December.
     Why not December?
     And besides, haven't you heard yourself say, "It's almost Christmas? Where did the time go? I still haven't done all my shopping."
     It started with this August evening wondering what you're going to get Aunt Caroline who is so finicky and hard to please.

Richard Brautigan

> "Four Stories for Aki and Other Treats." California Living 14 Jan. 1979: 5-7.
(https://www.brautiganarchives.xyz/index.html)

Ce texte n’aurait jamais été repris en recueil.

En marchant vers décembre
8 heures du soir : je marche dans une rue aux boutiques fermées et peu de gens. C’est dimanche, un jour de repos. Les boutiques se reposent. Les gens sont chez eux à attendre lundi et le travail.
    C’est la fin août mais ce sera bientôt décembre.
    Le soleil se couche.
    Un autre jour se termine.
    Ils continueront à se terminer comme celui-ci jusqu’à ce que ce soit décembre.
    Pourquoi pas décembre ?
    Et du reste, ne vous êtes-vous pas entendu dire : « C’est presque Noël ? Où est passé le temps ? Je n’ai pas encore fait toutes mes courses. »
    Ça a commencé par cette soirée d’août vous demandant ce que vous allez prendre pour Tante Caroline qui est si pointilleuse et difficile à satisfaire.
(Trad. Éric Dejaeger)

16/01/2026

Irréflexions (481)

Il pleut des hallebardes ! Un temps à mettre les fachos dehors.

Débat politique : chamailleries inter-minables.

On peut greffer, sans crainte de rejet, un cœur de porc à Coincoin.

Pour devenir prêtre, il faut passer par un Grand Inséminaire.

J’attends le jour où, à toutes les questions qui lui seront posées, l’IA répondra systématiquement : « Ta gueule, sale con ! »

13/01/2026

LES de PUTASSIER de BERNE-ATH (3)

LES de PUTASSIER de BERNE-ATH, NOBLES DÉSARGENTÉS

Scène 3 – L’HEURE DE PASSER À TABLE

— Jeanne-Antoinette !... JEANNE-ANTOINEEEEEETE !
— Oui, mère, je suis là.
— Jarnicoton, ma fille ! Combien de fois ne vous ai-je pas priée d’être à l’heure aux fourneaux quand il faut préparer nos repas ?
— Repas, repas... Faut-il être deux pour trancher une tomate en huit et découper deux feuilles de jambon en fines lanières pour faire croire à une montagne de charcuterie ?
— Il faut bien que je vous apprenne à cuisiner, petite insolente ! À peine quinze ans et effrontée comme une harengère ! Si je pouvais vous priver de l’argent de poche que vous ne recevez pas...
— Bon, qu’y a-t-il à préparer ?
— Aujourd’hui, rôti de bœuf, frites et salade de laitue avec vinaigrette !
— Pardon ? Nous avons gagné au loto et on ne me dit rien ?
— Ne vous emballez pas, Jeanne-Antoinette ! C’est juste que... en allant acheter une bouteille d’eau pétillante au supermarché, j’ai, disons prélevé dans un conteneur derrière le magasin un peu de viande ainsi que quelques solanacées et feuilles de verdure. Bon, pendant que j’épluche ces quatre tubercules, vous allez laver et essorer la laitue. Où est le couteau économique ?
— Mère, vous oubliez que père a encore porté une partie des ustensiles de cuisine au mont-de-piété avant-hier !
— Juste ! Ce n’est pas grave, je vais les gratter avec du papier Émeri. Nous perdrons encore moins de chair ! Pour la laitue, gardez les feuilles pas trop fanées : elles passeront avec la vinaigrette.
— Et pour essorer, je fais comment ?
— Il doit bien rester du papier journal quelque part. Débrouillez-vous, Jeanne-Antoinette. À la guerre comme à la guerre !
— Je crains qu’en utilisant le papier journal, il n’en reste plus pour les vespasiennes.
— Vous le mettrez à sécher après, tout simplement.
— Vous êtes certaine que ces pommes de terre sont encore comestibles, mère ?
— Ne vous inquiétez pas de cela ! La laitue est essorée ? Coupez les feuilles en morceaux et déposez-les dans une assiette creuse. Il nous en reste ?
— Oui, tout juste quatre.
— Parfait. Formidable, ce papier Émeri !... Pendant que je termine, posez la poêle sur la gazinière et allez chercher le rôti que j’ai déposé sur l’appui de fenêtre, qu’il reste au frais. Bien... Voilà ! Coupez ces bintjes en frites. Je les cuirai en même temps que la viande pour épargner de la matière grasse.
— Mère, si vous prenez ce qu’il reste d’huile dans la bouteille, il ne me sera pas possible de confectionner une vinaigrette.
— Qui a parlé d’huile ? Il me reste un fond de vaseline dans un tube que j’utilise pour... Pour me protéger des gerçures en hiver. Cela fera parfaitement l’affaire.
— Voici la viande mais... Vous parliez d’un rôti, mère...
— C’est un rôti plat.
— Et la teinte verdâtre ?
— Elle disparaîtra lors de la cuisson. Bon... Un peu de vaseline... Une allumette... J’espère qu’il reste assez de mofette dans la bouteille de gaz... Pendant que je surveille la cuisson, préparez la vinaigrette : pas trop d’huile, pas trop de vinaigre, pas trop de poivre ni de sel et... pas de moutarde, il n’y en a plus. Ensuite, vous irez dressez le couvert – du moins ce qu’il en reste – et préviendrez votre père et votre frère qu’il est l’heure de passer à table.
— Bien, mère. 

10/01/2026

POUR L'INSTANT

Pour l'instant
Coincoin n'en veut
qu'au pétrole
et aux terres rares.
Mais si chez vous
il y a du soleil,
si chez vous
il y a du vent,
ne le criez pas
sur tous les toits !
Ses soldats
pourraient bien un jour
débarquer.


07/01/2026

11 ans...

JE SUIS CHARLIE.jpg

05:00 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (2)

06/01/2026

Irréflexions (HS)

Le musée du Louvre doit s'attendre prochainement à un vol à mains militarisées : Coincoin estime que la place de La Joconde est  dans son büro ovale. 

La ville de Pise doit s'attendre prochainement à un vol à mains militarisées et caterpillarées : Coincoin estime que la place de la tour de Pise est dans les jardins de sa desperate House White.

Le site de Giseh doit s'attendre prochainement à une invasion militaire et caterpillarée d'envergure : Coincoin estime que la place du Sphinx est à Mar-a-Lagogo.

La ville de Bruxelles doit s'attendre prochainement à une explosion rue de l'Étuve : Coincoin estime que le Manneken-Pis est une injure au pourritanisme américain.

Le palais royal belge doit s'attendre prochainement à subir une opération spéciale d'exfiltration : Coincoin estime que la princesse Élisabeth est digne de Barron, son cacadet qui a flippé sur elle et rêve d'anoblissement.

À vous ? Attention : ce blog est surveillé par la CIA (une vieille histoire d'ADM) et toute critique visant la trumpaille vous interdira l'accès aux ZuwaiSSas, voire plus si inaffinités...

01/01/2026

2026

POUR 2026

JE VOUS SOUHAITE DE PRENDRE

DE TRÈS BONNES

RÉVOLUTIONS

! ! ! ! ! ! 

00:05 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (5)