27/01/2015
PEAU DE RENARD
J’ai écrasé un renard
un soir d’hiver
en rentrant au hameau.
J’ai ramassé la dépouille
et fait tanner la peau.
Depuis
elle sert une fois par an
quand l’institutrice
parle du petit prince
à ses élèves.
Franchement
j’aurais préféré
écrabouiller
le blondinet de la haute
plutôt que
cette superbe bête.
Texte publié dans le # 12 de la revue Cabaret,
repris dans Une femme à gros seins qui court un marathon.
06:00 Publié dans Poésie (?) | Lien permanent | Commentaires (8)
Commentaires
A propos : je recherche un crâne. Si vous en avez un, merci de me contacter. Evidemment, pas la tronche entière, juste les osses. Une vanitas, quoi !
Écrit par : Marc Bonetto | 29/01/2015
Écrit par : Éric | 30/01/2015
Écrit par : Marc Bonetto | 30/01/2015
Écrit par : Éric | 30/01/2015
J'embauche deux, trois potes et on écume les cimetières du bled. Comme on est pas des sauvages, on se sert, on rebouche, on casse rien. A la limite, on ajoute une fleur. Par respect. L'idée, c'est de revendre de l'osse au carabin. L'étudiant en médecine, il en raffole, il vendrait père et mère contre un tibia ou une molaire.
C'est un furieux. Et puis tirer du blé des blouses blanches, c'est pas du vol : ils vivent bien sur notre santé.
Écrit par : Marc Bonetto | 31/01/2015
Écrit par : Éric | 31/01/2015
Écrit par : Marc Bonetto | 31/01/2015
Écrit par : Éric | 02/02/2015
Les commentaires sont fermés.