13/06/2026
Irréflexions (491)
Mourir, c’est faire de la peine à certains et procurer du bonheur à d’autres.
Je reste posinégatif.
Les personnes qui crachent leur haine sur les réseaux sociaux feraient mieux de déféquer des terres rares.
Écrire avec un crayon de soleil.
Rester hors des ouragans en fosse septique des réseaux sociaux.
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10/06/2026
Un inédit en français de Richard Brautigan (3)
Closets
I remember I once went through a period of counting closets in haunted houses. I was in-between love affairs. I had no idea what would happen next with my heart or if anything would ever happen again, so I counted closets in haunted houses.
I was glad when it was over.
7,914,322 closets is too many, not to speak of walking up the stairs to each haunted house and slowly opening the front door.
Richard Brautigan
< Revue Corona (2) 1981.
Ce texte n'aurait jamais été repris en recueil.
Placards
Je me rappelle qu’autrefois je traversai une période de comptage de placards dans des maisons hantées. C’était entre deux aventures amoureuses. Je n’avais aucune idée de ce qui se passerait ensuite avec mon cœur ou si jamais quoi que ce soit se passerait encore, alors je comptais des placards dans des maisons hantées.
Je fus heureux quand cela prit fin.
7.914.322 placards c’est trop, sans parler de monter les marches de chaque maison hantée et d’en ouvrir lentement la porte d’entrée.
(Traduction : Éric Dejaeger)
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07/06/2026
Épousseter votre cocabulaire (1)
1.
Base – Tu pédales dans la choucroute.
Variantes – Tu pêches à la mouche dans les sushis.
– Tu fais de l’apnée dans le cassoulet.
– Tu slalomes sur le camembert.
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04/06/2026
DEVINETTE
À la mémoire d’André Stas, R
qui adorait ce genre de bièstrîyes
Il s’agit de trouver un film français, une comédie.
Devant un cinéma, de nombreuses personnes font la queue. Parmi elles, un homme de petite taille que d’autres essaient d’éjecter pour gagner une place. Le nabot résiste.
(On répond si l'on veut en commentaire.)
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02/06/2026
Un peu de patience
Bonjour. Après une quinzaine d'années de bons et loyaux services, mon brave vieux pc a rendu l'âme il y a une semaine. SNIF... Le nouveau est arrivé aujourd'hui. Le temps de me familiariser avec cette nouvelle machine, et ça redémarre.
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25/05/2026
Irréflexions (490)
À inventer : le fusil antipersonnel.
Quant à manger des pissenlits par la racine, les diabétiques préfèreraient des betteraves
L’opinion d’un crétin, c’est comme un billet de 500 € : très difficile à changer.
À inventer d’urgence : le coup de pied au cul virtuel.
Quand on fabriquera de la confiture de crétin, Glande de Bouc servira d’ingrédient principal.
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22/05/2026
LA MAUVAISE IDÉE
Au sommet du mont Olympe, les déesses et dieux s’ennuyaient ferme. Pour éviter une révolte, Zeus organisa un city-trip à Athènes. Moins de cinq minutes après leur arrivée, ils avaient tous trépassé : l’air de la capitale était vraiment trop pollué.
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18/05/2026
Irréflexions (489)
Même en chevauchant nues, certaines cavalières gardent leurs culottes de cheval.
Je me suis offert une jolie paire de végants en cuir fauve.
Sur la porte d’un masochiste : « Entrez et frappez ! »
C’est en vivant qu’on devient moribond.
Question aux wokistes : que faire du mot « négritude » créé par Léopold Sédar Senghor ?
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16/05/2026
C'est pas moi qui l'dis !
Denis Billamboz a lu mon Neurolexique.
Son avis est à découvrir ici :
https://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/73408
Un tout grand merci à lui !
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15/05/2026
LE BUZZ
Tout le monde est scotché à YouTube pour suivre en direct l’événement du siècle : dans un magasin de porcelaine, un éléphant marche sur des œufs.
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12/05/2026
MIEUX QUE BIRIBI
Condamnés aux galères, les pires poètes contemporains firent enfin avancer la poésie.
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07/05/2026
Irréflexions (488)
On parle sans arrêt de croissance, sauf chez les nains.
J’ai une table IKEA® vieille de vingt-sept ans. Sa production a cessé il y en un quart de siècle car jugée trop solide.
Un bouquin de merde ne devrait être édité que sur PQ.
L’anthropophage trouve le végan très fade.
Les guerres actuelles sont à trop petite échelle pour endiguer la surpopulation.
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21/04/2026
Irréflexions (487)
Au pays des géants gastronomes, les hommes-grenouilles finissent culs-de-jatte.
Sept mille pas chaque jour pour se maintenir en bonne santé ! Le conseil vient certainement d’un fabricant de chaussures.
Ne pas confondre le passe-droit et le poisse-drap.
25-08-25 – Entendu sur France 2 : « À Paris, les moules sont de retour dans la Seine. » Les machommes-grenouilles vont plonger tant et plus
À quand Dubaï-Bye ?
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16/04/2026
C'est pas moi qui l'dis !
Les deux chroniques de Denis Billamboz concernant Wallons z'enfants d'la République et Dystiques sont regroupées sur le site "Les Belles Phrases" d'Éric Allard. Merci à tous les deux.
C'est ici :
https://lesbellesphrases264473161.wordpress.com/2026/04/1...
Ces deux titres sont toujours disponibles chez moi.
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12/04/2026
Irréflexions (486)
En fermant nos gueules, nous mettons en faillite les fabricants de muselières.
Les végétaliens roulent exclusivement en Renault Végane.
Porno introuvable : Charlemagne à Saix-la-Chapelle.
Léon XIV, le Pape Soleil ?
Je te dro-o-onne !
Khamenei Jr., Netanyahu, Trump
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09/04/2026
Bio dégradée (2)
SESTHE Alain
Citations
> Lorsque les blés sont mûrs, je sors la moissonneuse
Sous le regard coquin de mon épouse heureuse.
> Mon tracteur est en panne,
Des pleurs j’ouvre la vanne.
> Dix légumes par jour !
> Fume ! C’est de ma fosse !
Ta courge sera grosse !
> Fais pipi dans ton arrosoir,
Rien de mieux pour le radis noir.
Éléments biographiques
Alain Sesthe (1946-2014) est l’exemple type du poète paysan. Né à Saint-Pierrot-des-Enclumes (41), il interrompt sa scolarité à quatorze ans pour aider ses parents sur leur exploitation agricole d'une dizaine d'hectares qui leur permet, végans avant la lettre, de vivre en autarcie. Il a près de trente ans lorsqu’il découvre la poésie suite à la lecture d’un recueil d’un poète régional rencontré au café du village. Il commence alors à écrire des poèmes qui seront publiés par de petits éditeurs locaux. Il est retrouvé mort sur un de ses champs au volant du vieux Massey Ferguson (1936) de ses parents.
Choix bibliographique
Les poireaux célestes (poèmes, Éd. de la Pomme de Terre, 1979)
La permaculture versifiée (poèmes, Le Laboureur Éd., 1987)
Vive la tomate et mort aux vaches ! (pamphlet végan, Le Pataquès, 1990)
Rien ne vaut l’artichaut (odes à 17 légumes, Le Laboureur éd., 1992)
Le fumier en vers et contre tout (essai en vers sur l’amendement des sols, Purin d’Ortie, 2004)
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06/04/2026
LES de PUTASSIER de BERNE-ATH (5)
LES de PUTASSIER de BERNE-ATH,
NOBLES DÉSARGENTÉS
Scène 5 – LES VESPASIENNES DÉSOBSTRUÉES
— Voilà, m’sieur l’comte, vos chio... vot’ cabinet est débouché.
— Aaaah ! Parfait, monsieur Robert ! Cela ne fut pas trop pénible ? Cela vous a tout de même demandé... euh... quarante-trois minutes.
— Bah ! Question d’habitude ! La mert’ des nôp’ et celle des pauf’, c’est kif-kif bourricot.
— Oui, certainement. Rappelez-moi votre tarif horaire, voulez-vous.
— Quarante zeuros d’l’heure, m’sieur l’comte.
— Quarante euros ! En noir !
— Ben, si vous v’lez une facture, c’est quatre-vingts-t-euros d’l’heure.
— D’accord, nous prendrons donc le tarif ébénacé. Laissez-moi calculer votre dû... Une coupe d’eau en attendant ?
— D’l’eau ? C’est pour les fiottes, ça ! Z’auriez pas du sec, plutôt ?
— Euh, non, monsieur Robert. Notre cave est pour l’instant d’une vacuité égale à celle de la boîte crânienne d’une bécasse. Nous disions donc... Quarante divisé par soixante... fois quarante-trois... Cela nous fait... vingt-huit euros et soixante-six centimes.
— Plus vingt-z-euros pour mon déplacement.
— Plaît-il ?
— Ben wé, ma camionnette, elle roule pas à l’flotte, m’sieur l’comte. Ça fait donc quarante-huit zeuros, j’vous fais cadeau des centimes.
— Trop chevaleresque de votre part, monsieur Robert ! Le problème est que... Seriez-vous intéressé par un paiement en nature ?
— En nature ? Vous faisez dans l’écologie, m’sieur l’comte ?
— Attendez ! Mauricette-Aliénor, venez nous rejoindre, je vous prie !
— Me voici, Henri-Pépin-Louis...
— Ma très chère, veuillez ôter le haut, s’il vous plaît !
— Otello ?
— Oui, dénudez votre corps des épaules à la taille !
— Mais...
— Ne me cherchez point noise, ma douce, faites comme je vous le demande !... Allez, ne craignez rien... Bien... Parfait ! Alors, monsieur Robert, qu’en pensez-vous ? Il me semble voir naître une certaine rotondité au niveau de votre hypogastre !
— Ben, m’sieur l’comte, wé, mais c’est pas si terrîp’... Les tettes à la comtesse, sauf son respect, elles sont p’us pendantes que bandantes...
— Oui, effectivement... Recouvrez-vous, ma mie, et faites entrer Jeanne-Antoinette. Nous finirons bien par aboutir à une concorde, n’est-ce pas, monsieur Robert ?
— Euh... Con corde ? Faut voir, m’sieur l’comte, faut voir d’abord...
— Mauricette-Aliénor ! Veillez à ce que Charles-Clovis reste dans les parages, on ne sait jamais...
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21/03/2026
Je reviens bientôt.

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11/03/2026
Irréflexions (485)
Les fêtes de Jeffrey Epstein : the place to bite.
RIS donc ! Tu pourras te passer de ton psy !
C’est en glandant qu’on finit chêne.
Le Saint-Esprit de sel.
— Tu viens, chéri ?
— Pas ce soir, mon amour, je rédige des aphorismes !
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08/03/2026
Bio dégradée (1)
LANDAIS Maurice
Citations
> Un petit verrat pendu au plafond
Tirez-lui la queue il fera meuh meuh.
> C’est essentiellement dans ma porcherie que me prend l’inspiration.
> Je n’ai pas d’enfant, mes porcelets me suffisent. (Repris textuellement dans une interview par É.-E. Schmitt qui remplaça « porcelets » par « chienchiens ».)
> Ma République pour quatre rognons de porc !
> J’attends toujours la grosse trouille de ma vie.
Éléments biographiques
Écrivain éleveur de porcs, Maurice Landais (1920-1996) vécut toute sa vie en célibataire dans son élevage porcin de La Gretaude (58). Autodidacte en littérature, il consacra toutes ses heures de loisir à l’écriture de romans, nouvelles et poèmes. En mai 1968, lassé par les refus de nombreux éditeurs, il créa sa propre maison d’édition qui ne publia que sa production personnelle. Il fut retrouvé mort dans l’une des soues de son entreprise, le corps à moitié dévoré pas ses cochons. Malaise ? Accident ? Meurtre ? Sa mort reste un mystère car la médecine légale ne put déterminer la cause de son décès par manque de matière.
Choix bibliographique
Dans le porc, tout est fort ! (roman, Lisier Éditions, 1968)
Les sonnets des gorets (poèmes, Lisier Éditions, 1972)
Porcinet contre Bourriquet (roman jeunesse, Lisier Éditions, 1981)
Les contes de Vorace la truie (nouvelles, Lisier Éditions, 1982)
À coup de pieds de porc sur leurs gueules ! (pamphlet anti végétarien, Lisier Éditions, 1990)
Potacherie publiée dans La Vie secrète des Mots 22 (06-2025)
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03/03/2026
Irréflexions (484)
Les sens, avec un i au mitan.
Pour Saint Jean, 3 x 6 ne faisaient pas 18 mais 666.
Il n’existe pas de tombe du maréchal inconnu.
La peinture, la sculpture, le collage : des arts compliqués pour l’IA.
Quand on voit le zizi d’Adam au plafond de la Sixtine, on se demande comment il a pu.
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27/02/2026
Nouveauté chez TIRTONPLAN
PREMIÈRE PUBLICATION TIRTONPLAN POUR 2026

D’après monsieur Torugaud (1802-1885),
le calembour est la fiente de l’esprit qui vole.
Alors, si m’en croyez, cher Vic,
les cacalembours rassemblés ici
ont leur place dans le ciel d’aisance
du Panthéon des phrases qui font rire.
D’ailleurs, comme l’a dit le grand Scut,
LA FIENTE EST BON ENGRAIS !!!
Jules Scouflaire
Un extrait ICI
Tirage limité à 50 exemplaires
Pour tout renseignement
ericdejaeger@yahoo.fr
TIRTONPLAN
est une maison d’édition aléatoire
autant que minimaliste.
Les manuscrits non sollicités ne sont pas lus.
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22/02/2026
VOUS AVEZ DIT maga ?
En soutien à Conner Rousseau
pour certains de ses propos envers la trumpaille.
Migrants Assassinated Good Actions
Merde Au Gros Arnaqueur
Mégalo Analphabète Grossier Abruti
Minus Autoritariste Grave Andouille
Médiocre Amant Girouette Allumée
Mort Au Graisseux Arriviste
(Alt. take : Melania Adore Gougnotter Amerloque)
Grâce à cette tirade, Mr. Bill White, ambassadeur des U.S.A. en Belgique, va m’interdire de me rendre aux États-Unis. I don’t give a crap, Bill!
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18/02/2026
Un inédit en français de Richard Brautigan ? (2)
The Last of What's Left
The children gathered solemnly like shadows from the Bible to divide among themselves the last of what was left, which was barely nothing compared to what had once been, but it was more than being dead, so they had been taught for centuries.
They each took their portion which could only be counted with a microscope, and then went silently in different directions, never to see each other again.
There was no reason to.
They left behind an empty place where everything had once been.
Richard Brautigan
< Revue Corona (2), 1981.
Ce texte n’aurait jamais été repris en recueil.
LA FIN DE CE QU’IL RESTE
Les enfants se rassemblèrent solennellement comme des ombres venues de la Bible pour se répartir la fin de ce qu’il restait, soit à peine rien comparé à ce qui avait été, mais c’était plus que d’être mort, comme ils en avaient été instruits depuis des siècles.
Ils prirent chacun leur part qui ne pouvait être comptée qu'avec un microscope, et s’en allèrent en silence dans différentes directions, ne devant jamais se revoir.
Il n’y avait aucune raison pour.
Ils laissèrent derrière eux un endroit vide où tout avait autrefois été.
(Traduction : Éric Dejaeger)
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15/02/2026
Irréflexions (483)
Les spaghetti souffrent-ils quand on les plonge dans l’eau bouillante ?
L’aphoriste sérieux n’est qu’un moraliste qui s’ignore.
Seins trop pèsent.
Lolo Ferrari
Le skipper alcoolique a toujours du vent dans les voiles.
En Belgique, on ne dit plus « les riches » mais « les épaules les plus larges ». Comme si les friqués faisaient de la muscu…
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07/02/2026
LES de PUTASSIER de BERNE-ATH (4)
LES de PUTASSIER de BERNE-ATH, NOBLES DÉSARGENTÉS
Scène 4 – CHANTAGE À LA CATHOLIQUE
— Assoyez-vous, mon père.
— Merci, monsieur le comte.
— Un petit rafraîchissement ?
— Volontiers.
— Vous aurez l’obligeance de m’excuser, je l’espère, car je ne me suis pas rendu aux commissions récemment et à part l’onde de la chantepleure...
— Ce sera parfait. J’ai un peu abusé du vin de messe hier après les vêpres.
— Mauricette-Aliénor ! Apportez-nous deux coupes d’aqua simplex bien fraîche, je vous prie. Et mandez notre cher Charles-Clovis, qu’il vienne saluer ce brave père Gontran.
— Très bien, Henri-Pépin-Louis.
— Ah ! Ce gentil Charles-Clovis... Mais que me vaut l’honneur de cette invitation, monsieur le comte ? Une confession ?
— En quelque sorte. Vous mentionniez justement à l’instant un abus de ce guinguet de liturgie...
— C’est mon péché mignon, monsieur le comte. On a beau porter la soutane, on n’en reste pas moins homme.
— Justement, en parlant de péché... mignon, n’abuseriez-vous pas d’autre chose que de rouquemoute ? Ou devrais-je dire : n’abuseriez vous pas d’autres prochains autant que de reginglard ?
— Monsieur le comte ! Où allez-vous chercher de telles insanités ?
— Il ne s’agit pas d’insanité, quoique... mais bien de fait. Voici d’ailleurs l’intéressé. Venez donc, Charles-Clovis !
— Bonjour, père Gontran.
— Bonjour, mon enfant.
— Montrez donc à votre brave directeur de conscience ces photos aussi parlantes que répugnantes.
— Voici, mon père. Je les ai prises en catimini lors de votre dernier assaut sur mon fondement...
— Mais... ! Mais... ! Comment avez-vous pu trahir ainsi ma confiance ?
— Laissez-nous, Charles-Clovis !
— Au revoir, père Gontran. À dimanche.
— Vous voici fait comme un surmulot, mon père !
— Mais monsieur le comte ! Vous n’allez tout de même pas... Pensez au scandale ! À l’avenir de votre progéniture ! Il y a peut-être moyen de trouver un arrangement...
— Justement, j’y viens. Vous offrez bien dix pour cent de la collecte dominicale comme gratification à mon fils pour vos privautés...
— Oui, monsieur le comte.
— Et bien, dorénavant, il recevra vingt-cinq pour cent. Et je serai présent lors de la computation.
— Très bien, monsieur le comte.
— Parfait ! Vous pouvez regagner votre presbytère. À dimanche, après l’office.
— Merci, monsieur le comte. Au revoir, monsieur le comte.
— Allez, allez...
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04/02/2026
Irréflexions (482)
31-01-2026. Ça va d’aller, je passerai l’hiver ! Et l’année ! Peut-être la décennie ! Mais pas le siècle.
En Belgique, le Roi est nu. Sa Reine, heureusement pas.
VENISE…1
C’est le lut final !
Ernest Crampon
raccommodeur de porcelaine
Champion de la malbouffe : le PFAST-FOOD.
1 Réservé aux férus de légendes bretonnes et aux cruciverbistes.
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01/02/2026
(Héb)Études linguistiques (22)
Le préfixe OMNI- signifie « tout » comme dans le prétentieux omniscient et l’emmerdant omniprésent.
01 – Omniabsent : euphémisme pour l’élève fantôme.
02 – Omnid : HLM pour nuée d’étourneaux.
03 – Omniveler par le bas : rendre absolument tout le monde ignorant.
04 – Omnion : particule qui est constituée de toutes les particules passées, présentes et à venir.
05 – Omniçoise (salade) : préparation culinaire à base de deux cent dix-sept légumes.
06 – Omnihiliste : qui accepte toute contrainte sociale.
07 – Omnidée : casse-tête du philosophe.
08 – Omnidéal : celui que recherchent toutes les femmes, célibataires ou mariées.
09 – Omnivresse : chimère du buveur.
10 – Omnidiot : symbole de l’inculture aussi profonde que totale.
11 – Omninapte : allergique au travail, au bricolage, au jardinage, etc.
12 – Omninédit : que l’on n’a pas encore pensé à créer, inventer, écrire, etc.
13 – Omninusité : se dit d’un mot qui n’existe pas encore.
14 – Omniyourte : énorme chapiteau pour festivals dans la steppe sibérienne.
15 – Omni-impotent : multiplégique.
16 – Omnignorer : pousser le mépris à son comble.
17 – Omnirisme : art de ne jamais avoir les pieds sur terre.
18 – Omniberner : dormir douze mois par an.
19 – Omniératique : qui n’a jamais fait le moindre mouvement.
20 – Omninondé : caractérise une ville ou un village sous-marin.
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24/01/2026
Nouvelle publication !
Yves Artufel et les Éditions Gros Textes me publient un nouveau titre :
NEUROLEXIQUE
ILLUSTRÉ PAR L'EXEMPLE
Vous pouvez consulter l'avis de parution en cliquant ICI.
Sur le cite de l'éditeur, c'est ici : https://grostextes.fr/publication/neurolexique/
Pour un exemplaire dédicacé, contactez-moi : ericdejaeger@yahoo.fr. Les premiers exemplaires seront enrichis d'une page autographe du manuscrit original.

10:54 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (3)
22/01/2026
LA VILLE À L'HEURE DE POINTE
Deux cent quatorze parapluies marchent vers leur boulot : des mauves, des blancs, des rouges, des multi-étoilés qui se rendent à la CE, un Picasso, deux Rubens, dix-sept Magritte, cinquante-neuf Van Gogue (qui est crotté en bouse), des minis, des maxis, des moyens, des géants de pêcheur, des zébrés, des baleinés (made in Japan), des entiers, un cassé, des longs, des courts, des mous (griffés Dali), des pressés (trous noirs), des lents, des coules, des relax dans lesquels le vent prend, des léopard, des panthère, des girafe, et des rhinocéros. Deux cent treize parapluies marchent vers leur boulot (l'autre s'est irrémédiablement cassé) : des résillés, des dim-huppés, des minijupés, des jeansés, des robés, des enrobés, des costumés, des travestis, des incolores, des talons hautés, des précieux, des endormis et deux solubles qui n'arriveront pas à destination. Deux cent treize parapluies marchent vers leur boulot. R.A.S. sauf qu'il pleut ce matin et que l'ai une capuche.
Extrait de Dans la vie à coups de pioche (Éd. Gros Textes, 2004, illustré par Fabrice Fossé).
Il m’en reste trois exemplaires…
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