21/04/2026
Irréflexions (487)
Au pays des géants gastronomes, les hommes-grenouilles finissent culs-de-jatte.
Sept mille pas chaque jour pour se maintenir en bonne santé ! Le conseil vient certainement d’un fabricant de chaussures.
Ne pas confondre le passe-droit et le poisse-drap.
25-08-25 – Entendu sur France 2 : « À Paris, les moules sont de retour dans la Seine. » Les machommes-grenouilles vont plonger tant et plus
À quand Dubaï-Bye ?
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16/04/2026
C'est pas moi qui l'dis !
Les deux chroniques de Denis Billamboz concernant Wallons z'enfants d'la République et Dystiques sont regroupées sur le site "Les Belles Phrases" d'Éric Allard. Merci à tous les deux.
C'est ici :
https://lesbellesphrases264473161.wordpress.com/2026/04/1...
Ces deux titres sont toujours disponibles chez moi.
09:45 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (2)
12/04/2026
Irréflexions (486)
En fermant nos gueules, nous mettons en faillite les fabricants de muselières.
Les végétaliens roulent exclusivement en Renault Végane.
Porno introuvable : Charlemagne à Saix-la-Chapelle.
Léon XIV, le Pape Soleil ?
Je te dro-o-onne !
Khamenei Jr., Netanyahu, Trump
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09/04/2026
Bio dégradée (2)
SESTHE Alain
Citations
> Lorsque les blés sont mûrs, je sors la moissonneuse
Sous le regard coquin de mon épouse heureuse.
> Mon tracteur est en panne,
Des pleurs j’ouvre la vanne.
> Dix légumes par jour !
> Fume ! C’est de ma fosse !
Ta courge sera grosse !
> Fais pipi dans ton arrosoir,
Rien de mieux pour le radis noir.
Éléments biographiques
Alain Sesthe (1946-2014) est l’exemple type du poète paysan. Né à Saint-Pierrot-des-Enclumes (41), il interrompt sa scolarité à quatorze ans pour aider ses parents sur leur exploitation agricole d'une dizaine d'hectares qui leur permet, végans avant la lettre, de vivre en autarcie. Il a près de trente ans lorsqu’il découvre la poésie suite à la lecture d’un recueil d’un poète régional rencontré au café du village. Il commence alors à écrire des poèmes qui seront publiés par de petits éditeurs locaux. Il est retrouvé mort sur un de ses champs au volant du vieux Massey Ferguson (1936) de ses parents.
Choix bibliographique
Les poireaux célestes (poèmes, Éd. de la Pomme de Terre, 1979)
La permaculture versifiée (poèmes, Le Laboureur Éd., 1987)
Vive la tomate et mort aux vaches ! (pamphlet végan, Le Pataquès, 1990)
Rien ne vaut l’artichaut (odes à 17 légumes, Le Laboureur éd., 1992)
Le fumier en vers et contre tout (essai en vers sur l’amendement des sols, Purin d’Ortie, 2004)
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06/04/2026
LES de PUTASSIER de BERNE-ATH (5)
LES de PUTASSIER de BERNE-ATH,
NOBLES DÉSARGENTÉS
Scène 5 – LES VESPASIENNES DÉSOBSTRUÉES
— Voilà, m’sieur l’comte, vos chio... vot’ cabinet est débouché.
— Aaaah ! Parfait, monsieur Robert ! Cela ne fut pas trop pénible ? Cela vous a tout de même demandé... euh... quarante-trois minutes.
— Bah ! Question d’habitude ! La mert’ des nôp’ et celle des pauf’, c’est kif-kif bourricot.
— Oui, certainement. Rappelez-moi votre tarif horaire, voulez-vous.
— Quarante zeuros d’l’heure, m’sieur l’comte.
— Quarante euros ! En noir !
— Ben, si vous v’lez une facture, c’est quatre-vingts-t-euros d’l’heure.
— D’accord, nous prendrons donc le tarif ébénacé. Laissez-moi calculer votre dû... Une coupe d’eau en attendant ?
— D’l’eau ? C’est pour les fiottes, ça ! Z’auriez pas du sec, plutôt ?
— Euh, non, monsieur Robert. Notre cave est pour l’instant d’une vacuité égale à celle de la boîte crânienne d’une bécasse. Nous disions donc... Quarante divisé par soixante... fois quarante-trois... Cela nous fait... vingt-huit euros et soixante-six centimes.
— Plus vingt-z-euros pour mon déplacement.
— Plaît-il ?
— Ben wé, ma camionnette, elle roule pas à l’flotte, m’sieur l’comte. Ça fait donc quarante-huit zeuros, j’vous fais cadeau des centimes.
— Trop chevaleresque de votre part, monsieur Robert ! Le problème est que... Seriez-vous intéressé par un paiement en nature ?
— En nature ? Vous faisez dans l’écologie, m’sieur l’comte ?
— Attendez ! Mauricette-Aliénor, venez nous rejoindre, je vous prie !
— Me voici, Henri-Pépin-Louis...
— Ma très chère, veuillez ôter le haut, s’il vous plaît !
— Otello ?
— Oui, dénudez votre corps des épaules à la taille !
— Mais...
— Ne me cherchez point noise, ma douce, faites comme je vous le demande !... Allez, ne craignez rien... Bien... Parfait ! Alors, monsieur Robert, qu’en pensez-vous ? Il me semble voir naître une certaine rotondité au niveau de votre hypogastre !
— Ben, m’sieur l’comte, wé, mais c’est pas si terrîp’... Les tettes à la comtesse, sauf son respect, elles sont p’us pendantes que bandantes...
— Oui, effectivement... Recouvrez-vous, ma mie, et faites entrer Jeanne-Antoinette. Nous finirons bien par aboutir à une concorde, n’est-ce pas, monsieur Robert ?
— Euh... Con corde ? Faut voir, m’sieur l’comte, faut voir d’abord...
— Mauricette-Aliénor ! Veillez à ce que Charles-Clovis reste dans les parages, on ne sait jamais...
10:27 Publié dans Contes élagués et courtes proses | Lien permanent | Commentaires (0)
21/03/2026
Je reviens bientôt.

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11/03/2026
Irréflexions (485)
Les fêtes de Jeffrey Epstein : the place to bite.
RIS donc ! Tu pourras te passer de ton psy !
C’est en glandant qu’on finit chêne.
Le Saint-Esprit de sel.
— Tu viens, chéri ?
— Pas ce soir, mon amour, je rédige des aphorismes !
09:42 Publié dans Aphorismes et calembours | Lien permanent | Commentaires (0)
08/03/2026
Bio dégradée (1)
LANDAIS Maurice
Citations
> Un petit verrat pendu au plafond
Tirez-lui la queue il fera meuh meuh.
> C’est essentiellement dans ma porcherie que me prend l’inspiration.
> Je n’ai pas d’enfant, mes porcelets me suffisent. (Repris textuellement dans une interview par É.-E. Schmitt qui remplaça « porcelets » par « chienchiens ».)
> Ma République pour quatre rognons de porc !
> J’attends toujours la grosse trouille de ma vie.
Éléments biographiques
Écrivain éleveur de porcs, Maurice Landais (1920-1996) vécut toute sa vie en célibataire dans son élevage porcin de La Gretaude (58). Autodidacte en littérature, il consacra toutes ses heures de loisir à l’écriture de romans, nouvelles et poèmes. En mai 1968, lassé par les refus de nombreux éditeurs, il créa sa propre maison d’édition qui ne publia que sa production personnelle. Il fut retrouvé mort dans l’une des soues de son entreprise, le corps à moitié dévoré pas ses cochons. Malaise ? Accident ? Meurtre ? Sa mort reste un mystère car la médecine légale ne put déterminer la cause de son décès par manque de matière.
Choix bibliographique
Dans le porc, tout est fort ! (roman, Lisier Éditions, 1968)
Les sonnets des gorets (poèmes, Lisier Éditions, 1972)
Porcinet contre Bourriquet (roman jeunesse, Lisier Éditions, 1981)
Les contes de Vorace la truie (nouvelles, Lisier Éditions, 1982)
À coup de pieds de porc sur leurs gueules ! (pamphlet anti végétarien, Lisier Éditions, 1990)
Potacherie publiée dans La Vie secrète des Mots 22 (06-2025)
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03/03/2026
Irréflexions (484)
Les sens, avec un i au mitan.
Pour Saint Jean, 3 x 6 ne faisaient pas 18 mais 666.
Il n’existe pas de tombe du maréchal inconnu.
La peinture, la sculpture, le collage : des arts compliqués pour l’IA.
Quand on voit le zizi d’Adam au plafond de la Sixtine, on se demande comment il a pu.
09:59 Publié dans Aphorismes et calembours | Lien permanent | Commentaires (2)
27/02/2026
Nouveauté chez TIRTONPLAN
PREMIÈRE PUBLICATION TIRTONPLAN POUR 2026

D’après monsieur Torugaud (1802-1885),
le calembour est la fiente de l’esprit qui vole.
Alors, si m’en croyez, cher Vic,
les cacalembours rassemblés ici
ont leur place dans le ciel d’aisance
du Panthéon des phrases qui font rire.
D’ailleurs, comme l’a dit le grand Scut,
LA FIENTE EST BON ENGRAIS !!!
Jules Scouflaire
Un extrait ICI
Tirage limité à 50 exemplaires
Pour tout renseignement
ericdejaeger@yahoo.fr
TIRTONPLAN
est une maison d’édition aléatoire
autant que minimaliste.
Les manuscrits non sollicités ne sont pas lus.
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22/02/2026
VOUS AVEZ DIT maga ?
En soutien à Conner Rousseau
pour certains de ses propos envers la trumpaille.
Migrants Assassinated Good Actions
Merde Au Gros Arnaqueur
Mégalo Analphabète Grossier Abruti
Minus Autoritariste Grave Andouille
Médiocre Amant Girouette Allumée
Mort Au Graisseux Arriviste
(Alt. take : Melania Adore Gougnotter Amerloque)
Grâce à cette tirade, Mr. Bill White, ambassadeur des U.S.A. en Belgique, va m’interdire de me rendre aux États-Unis. I don’t give a crap, Bill!
11:03 Publié dans Potacheries | Lien permanent | Commentaires (2)
18/02/2026
Un inédit en français de Richard Brautigan ? (2)
The Last of What's Left
The children gathered solemnly like shadows from the Bible to divide among themselves the last of what was left, which was barely nothing compared to what had once been, but it was more than being dead, so they had been taught for centuries.
They each took their portion which could only be counted with a microscope, and then went silently in different directions, never to see each other again.
There was no reason to.
They left behind an empty place where everything had once been.
Richard Brautigan
< Revue Corona (2), 1981.
Ce texte n’aurait jamais été repris en recueil.
LA FIN DE CE QU’IL RESTE
Les enfants se rassemblèrent solennellement comme des ombres venues de la Bible pour se répartir la fin de ce qu’il restait, soit à peine rien comparé à ce qui avait été, mais c’était plus que d’être mort, comme ils en avaient été instruits depuis des siècles.
Ils prirent chacun leur part qui ne pouvait être comptée qu'avec un microscope, et s’en allèrent en silence dans différentes directions, ne devant jamais se revoir.
Il n’y avait aucune raison pour.
Ils laissèrent derrière eux un endroit vide où tout avait autrefois été.
(Traduction : Éric Dejaeger)
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15/02/2026
Irréflexions (483)
Les spaghetti souffrent-ils quand on les plonge dans l’eau bouillante ?
L’aphoriste sérieux n’est qu’un moraliste qui s’ignore.
Seins trop pèsent.
Lolo Ferrari
Le skipper alcoolique a toujours du vent dans les voiles.
En Belgique, on ne dit plus « les riches » mais « les épaules les plus larges ». Comme si les friqués faisaient de la muscu…
10:18 Publié dans Aphorismes et calembours | Lien permanent | Commentaires (6)
07/02/2026
LES de PUTASSIER de BERNE-ATH (4)
LES de PUTASSIER de BERNE-ATH, NOBLES DÉSARGENTÉS
Scène 4 – CHANTAGE À LA CATHOLIQUE
— Assoyez-vous, mon père.
— Merci, monsieur le comte.
— Un petit rafraîchissement ?
— Volontiers.
— Vous aurez l’obligeance de m’excuser, je l’espère, car je ne me suis pas rendu aux commissions récemment et à part l’onde de la chantepleure...
— Ce sera parfait. J’ai un peu abusé du vin de messe hier après les vêpres.
— Mauricette-Aliénor ! Apportez-nous deux coupes d’aqua simplex bien fraîche, je vous prie. Et mandez notre cher Charles-Clovis, qu’il vienne saluer ce brave père Gontran.
— Très bien, Henri-Pépin-Louis.
— Ah ! Ce gentil Charles-Clovis... Mais que me vaut l’honneur de cette invitation, monsieur le comte ? Une confession ?
— En quelque sorte. Vous mentionniez justement à l’instant un abus de ce guinguet de liturgie...
— C’est mon péché mignon, monsieur le comte. On a beau porter la soutane, on n’en reste pas moins homme.
— Justement, en parlant de péché... mignon, n’abuseriez-vous pas d’autre chose que de rouquemoute ? Ou devrais-je dire : n’abuseriez vous pas d’autres prochains autant que de reginglard ?
— Monsieur le comte ! Où allez-vous chercher de telles insanités ?
— Il ne s’agit pas d’insanité, quoique... mais bien de fait. Voici d’ailleurs l’intéressé. Venez donc, Charles-Clovis !
— Bonjour, père Gontran.
— Bonjour, mon enfant.
— Montrez donc à votre brave directeur de conscience ces photos aussi parlantes que répugnantes.
— Voici, mon père. Je les ai prises en catimini lors de votre dernier assaut sur mon fondement...
— Mais... ! Mais... ! Comment avez-vous pu trahir ainsi ma confiance ?
— Laissez-nous, Charles-Clovis !
— Au revoir, père Gontran. À dimanche.
— Vous voici fait comme un surmulot, mon père !
— Mais monsieur le comte ! Vous n’allez tout de même pas... Pensez au scandale ! À l’avenir de votre progéniture ! Il y a peut-être moyen de trouver un arrangement...
— Justement, j’y viens. Vous offrez bien dix pour cent de la collecte dominicale comme gratification à mon fils pour vos privautés...
— Oui, monsieur le comte.
— Et bien, dorénavant, il recevra vingt-cinq pour cent. Et je serai présent lors de la computation.
— Très bien, monsieur le comte.
— Parfait ! Vous pouvez regagner votre presbytère. À dimanche, après l’office.
— Merci, monsieur le comte. Au revoir, monsieur le comte.
— Allez, allez...
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04/02/2026
Irréflexions (482)
31-01-2026. Ça va d’aller, je passerai l’hiver ! Et l’année ! Peut-être la décennie ! Mais pas le siècle.
En Belgique, le Roi est nu. Sa Reine, heureusement pas.
VENISE…1
C’est le lut final !
Ernest Crampon
raccommodeur de porcelaine
Champion de la malbouffe : le PFAST-FOOD.
1 Réservé aux férus de légendes bretonnes et aux cruciverbistes.
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01/02/2026
(Héb)Études linguistiques (22)
Le préfixe OMNI- signifie « tout » comme dans le prétentieux omniscient et l’emmerdant omniprésent.
01 – Omniabsent : euphémisme pour l’élève fantôme.
02 – Omnid : HLM pour nuée d’étourneaux.
03 – Omniveler par le bas : rendre absolument tout le monde ignorant.
04 – Omnion : particule qui est constituée de toutes les particules passées, présentes et à venir.
05 – Omniçoise (salade) : préparation culinaire à base de deux cent dix-sept légumes.
06 – Omnihiliste : qui accepte toute contrainte sociale.
07 – Omnidée : casse-tête du philosophe.
08 – Omnidéal : celui que recherchent toutes les femmes, célibataires ou mariées.
09 – Omnivresse : chimère du buveur.
10 – Omnidiot : symbole de l’inculture aussi profonde que totale.
11 – Omninapte : allergique au travail, au bricolage, au jardinage, etc.
12 – Omninédit : que l’on n’a pas encore pensé à créer, inventer, écrire, etc.
13 – Omninusité : se dit d’un mot qui n’existe pas encore.
14 – Omniyourte : énorme chapiteau pour festivals dans la steppe sibérienne.
15 – Omni-impotent : multiplégique.
16 – Omnignorer : pousser le mépris à son comble.
17 – Omnirisme : art de ne jamais avoir les pieds sur terre.
18 – Omniberner : dormir douze mois par an.
19 – Omniératique : qui n’a jamais fait le moindre mouvement.
20 – Omninondé : caractérise une ville ou un village sous-marin.
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24/01/2026
Nouvelle publication !
Yves Artufel et les Éditions Gros Textes me publient un nouveau titre :
NEUROLEXIQUE
ILLUSTRÉ PAR L'EXEMPLE
Vous pouvez consulter l'avis de parution en cliquant ICI.
Sur le cite de l'éditeur, c'est ici : https://grostextes.fr/publication/neurolexique/
Pour un exemplaire dédicacé, contactez-moi : ericdejaeger@yahoo.fr. Les premiers exemplaires seront enrichis d'une page autographe du manuscrit original.

10:54 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (3)
22/01/2026
LA VILLE À L'HEURE DE POINTE
Deux cent quatorze parapluies marchent vers leur boulot : des mauves, des blancs, des rouges, des multi-étoilés qui se rendent à la CE, un Picasso, deux Rubens, dix-sept Magritte, cinquante-neuf Van Gogue (qui est crotté en bouse), des minis, des maxis, des moyens, des géants de pêcheur, des zébrés, des baleinés (made in Japan), des entiers, un cassé, des longs, des courts, des mous (griffés Dali), des pressés (trous noirs), des lents, des coules, des relax dans lesquels le vent prend, des léopard, des panthère, des girafe, et des rhinocéros. Deux cent treize parapluies marchent vers leur boulot (l'autre s'est irrémédiablement cassé) : des résillés, des dim-huppés, des minijupés, des jeansés, des robés, des enrobés, des costumés, des travestis, des incolores, des talons hautés, des précieux, des endormis et deux solubles qui n'arriveront pas à destination. Deux cent treize parapluies marchent vers leur boulot. R.A.S. sauf qu'il pleut ce matin et que l'ai une capuche.
Extrait de Dans la vie à coups de pioche (Éd. Gros Textes, 2004, illustré par Fabrice Fossé).
Il m’en reste trois exemplaires…
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19/01/2026
Un inédit en français de Richard Brautigan ? (1)
(Tout spécialement pour Jean-Louis Massot)
Walking Toward December
8 o'clock in the evening: I am walking down a street of closed shops and few people. It's Sunday, a day of rest. The shops are resting. People are in their homes waiting for Monday and work.
It is late August but soon it will be December.
The sun is going down.
Another day is ending.
They will keep ending just like this one until it is December.
Why not December?
And besides, haven't you heard yourself say, "It's almost Christmas? Where did the time go? I still haven't done all my shopping."
It started with this August evening wondering what you're going to get Aunt Caroline who is so finicky and hard to please.
Richard Brautigan
> "Four Stories for Aki and Other Treats." California Living 14 Jan. 1979: 5-7.
(https://www.brautiganarchives.xyz/index.html)
Ce texte n’aurait jamais été repris en recueil.
En marchant vers décembre
8 heures du soir : je marche dans une rue aux boutiques fermées et peu de gens. C’est dimanche, un jour de repos. Les boutiques se reposent. Les gens sont chez eux à attendre lundi et le travail.
C’est la fin août mais ce sera bientôt décembre.
Le soleil se couche.
Un autre jour se termine.
Ils continueront à se terminer comme celui-ci jusqu’à ce que ce soit décembre.
Pourquoi pas décembre ?
Et du reste, ne vous êtes-vous pas entendu dire : « C’est presque Noël ? Où est passé le temps ? Je n’ai pas encore fait toutes mes courses. »
Ça a commencé par cette soirée d’août vous demandant ce que vous allez prendre pour Tante Caroline qui est si pointilleuse et difficile à satisfaire.
(Trad. Éric Dejaeger)
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16/01/2026
Irréflexions (481)
Il pleut des hallebardes ! Un temps à mettre les fachos dehors.
Débat politique : chamailleries inter-minables.
On peut greffer, sans crainte de rejet, un cœur de porc à Coincoin.
Pour devenir prêtre, il faut passer par un Grand Inséminaire.
J’attends le jour où, à toutes les questions qui lui seront posées, l’IA répondra systématiquement : « Ta gueule, sale con ! »
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13/01/2026
LES de PUTASSIER de BERNE-ATH (3)
LES de PUTASSIER de BERNE-ATH, NOBLES DÉSARGENTÉS
Scène 3 – L’HEURE DE PASSER À TABLE
— Jeanne-Antoinette !... JEANNE-ANTOINEEEEEETE !
— Oui, mère, je suis là.
— Jarnicoton, ma fille ! Combien de fois ne vous ai-je pas priée d’être à l’heure aux fourneaux quand il faut préparer nos repas ?
— Repas, repas... Faut-il être deux pour trancher une tomate en huit et découper deux feuilles de jambon en fines lanières pour faire croire à une montagne de charcuterie ?
— Il faut bien que je vous apprenne à cuisiner, petite insolente ! À peine quinze ans et effrontée comme une harengère ! Si je pouvais vous priver de l’argent de poche que vous ne recevez pas...
— Bon, qu’y a-t-il à préparer ?
— Aujourd’hui, rôti de bœuf, frites et salade de laitue avec vinaigrette !
— Pardon ? Nous avons gagné au loto et on ne me dit rien ?
— Ne vous emballez pas, Jeanne-Antoinette ! C’est juste que... en allant acheter une bouteille d’eau pétillante au supermarché, j’ai, disons prélevé dans un conteneur derrière le magasin un peu de viande ainsi que quelques solanacées et feuilles de verdure. Bon, pendant que j’épluche ces quatre tubercules, vous allez laver et essorer la laitue. Où est le couteau économique ?
— Mère, vous oubliez que père a encore porté une partie des ustensiles de cuisine au mont-de-piété avant-hier !
— Juste ! Ce n’est pas grave, je vais les gratter avec du papier Émeri. Nous perdrons encore moins de chair ! Pour la laitue, gardez les feuilles pas trop fanées : elles passeront avec la vinaigrette.
— Et pour essorer, je fais comment ?
— Il doit bien rester du papier journal quelque part. Débrouillez-vous, Jeanne-Antoinette. À la guerre comme à la guerre !
— Je crains qu’en utilisant le papier journal, il n’en reste plus pour les vespasiennes.
— Vous le mettrez à sécher après, tout simplement.
— Vous êtes certaine que ces pommes de terre sont encore comestibles, mère ?
— Ne vous inquiétez pas de cela ! La laitue est essorée ? Coupez les feuilles en morceaux et déposez-les dans une assiette creuse. Il nous en reste ?
— Oui, tout juste quatre.
— Parfait. Formidable, ce papier Émeri !... Pendant que je termine, posez la poêle sur la gazinière et allez chercher le rôti que j’ai déposé sur l’appui de fenêtre, qu’il reste au frais. Bien... Voilà ! Coupez ces bintjes en frites. Je les cuirai en même temps que la viande pour épargner de la matière grasse.
— Mère, si vous prenez ce qu’il reste d’huile dans la bouteille, il ne me sera pas possible de confectionner une vinaigrette.
— Qui a parlé d’huile ? Il me reste un fond de vaseline dans un tube que j’utilise pour... Pour me protéger des gerçures en hiver. Cela fera parfaitement l’affaire.
— Voici la viande mais... Vous parliez d’un rôti, mère...
— C’est un rôti plat.
— Et la teinte verdâtre ?
— Elle disparaîtra lors de la cuisson. Bon... Un peu de vaseline... Une allumette... J’espère qu’il reste assez de mofette dans la bouteille de gaz... Pendant que je surveille la cuisson, préparez la vinaigrette : pas trop d’huile, pas trop de vinaigre, pas trop de poivre ni de sel et... pas de moutarde, il n’y en a plus. Ensuite, vous irez dressez le couvert – du moins ce qu’il en reste – et préviendrez votre père et votre frère qu’il est l’heure de passer à table.
— Bien, mère.
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10/01/2026
POUR L'INSTANT
Pour l'instant
Coincoin n'en veut
qu'au pétrole
et aux terres rares.
Mais si chez vous
il y a du soleil,
si chez vous
il y a du vent,
ne le criez pas
sur tous les toits !
Ses soldats
pourraient bien un jour
débarquer.
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07/01/2026
11 ans...

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06/01/2026
Irréflexions (HS)
Le musée du Louvre doit s'attendre prochainement à un vol à mains militarisées : Coincoin estime que la place de La Joconde est dans son büro ovale.
La ville de Pise doit s'attendre prochainement à un vol à mains militarisées et caterpillarées : Coincoin estime que la place de la tour de Pise est dans les jardins de sa desperate House White.
Le site de Giseh doit s'attendre prochainement à une invasion militaire et caterpillarée d'envergure : Coincoin estime que la place du Sphinx est à Mar-a-Lagogo.
La ville de Bruxelles doit s'attendre prochainement à une explosion rue de l'Étuve : Coincoin estime que le Manneken-Pis est une injure au pourritanisme américain.
Le palais royal belge doit s'attendre prochainement à subir une opération spéciale d'exfiltration : Coincoin estime que la princesse Élisabeth est digne de Barron, son cacadet qui a flippé sur elle et rêve d'anoblissement.
À vous ? Attention : ce blog est surveillé par la CIA (une vieille histoire d'ADM) et toute critique visant la trumpaille vous interdira l'accès aux ZuwaiSSas, voire plus si inaffinités...
12:22 Publié dans Aphorismes et calembours | Lien permanent | Commentaires (0)
01/01/2026
2026
POUR 2026
JE VOUS SOUHAITE DE PRENDRE
DE TRÈS BONNES
RÉVOLUTIONS
! ! ! ! ! !
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25/12/2025
Merry Xmas!
Joyeux Nowel !
https://www.youtube.com/watch?v=WM7M7zSMJcw&list=RDWM...
Oui, je sais, c'est toujours la même rengaine que je ressors le 25/12. Il y a toute mon adolescence là-dedans...
00:05 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (2)
22/12/2025
Irréflexions (481)
L’écrivain anthropophage s’abstient de manger de la langue.
Écrire ou ne pas écrire…
Blanche Page
Jacques Lizène* n’aurait-il pas oublié de peindre Carré brun sur fond brun ?
La génuflexion préserve les bigots de l’arthrose mais pas de la servitude.
— Qu’écris-tu de bon actuellement, Éric ?
— Je n’ai jamais rien écrit de bon.
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19/12/2025
(Héb)Études linguistiques (21)
Le préfixe gastro- désigne le ventre, comme quand le gastronome se paie une gastro-entérite.
01 – Gastrologue : charlatan qui prédit l’avenir dans le vomi.
02 – Gastronef : petit appareil sophistiqué qui soulage les constipés.
03 – Gastronautre : adepte de la sodomie.
04 – Gastron : particule qui ne pense qu’à se goinfrer.
05 – Gastrophe : groupe de vers vantant la bonne bouffe.
06 – Gastroc : échange de bons petits plats.
07 – Gastromae : bouffon chantant.
08 – Gastrottiner : manger en marchant vite.
09 – Gastroquet : petit restaurant mal famé qui sert une excellente nourriture mais sale l’addition.
10 – Gastroll : gnome extrêmement gourmand.
11 – Gastroglodyte : maître queux cavernicole.
12 – Gastrogne : visage de l’amateur de bonne chair. Syn : gastronche.
13 – Gastrophée : récompense de celui ou celle qui a mangé la plus grande quantité de saucisses au concours annuel de Cochonnaille-lez-Tripe (41).
14 – Gastrottoir (faire le) : attirer le client avec de savoureux appâts.
15 – Gastrobot : automate toqué.
Liste publiée dans le n°11 de la revue Catarrhe (Octobre 2014).
05:00 Publié dans Potacheries | Lien permanent | Commentaires (2)
16/12/2025
Irréflexions (480)
Cela fait longtemps que Donald a fait dégringoler ses bourses.
Melania
Précaution : toute ressemblance avec des personnes ou situations existantes ou ayant existé est possible à cause de l’IA.
Marché de Noël. Au chalet IKEA®, on trouve des sapins en kit, des guirlandes lumineuses en kit et, pour les acharnés, des boules de Noël en kit. Clef Allen et tournevis cruciforme fournis.
Ce n’est pas parce qu’on griffonne fièrement un ratchatcha* sous un texte qu’on met fin à une guerre.
Proverbe calvadosien : « Qui chie une horloge normande finit aux urgences. »
* Belgicisme : gribouillage.
05:00 Publié dans Aphorismes et calembours | Lien permanent | Commentaires (0)
15/12/2025
Soldes chez Cactus Inébranlable !
Si vous voulez profiter des soldes de fin d'année très intéressantes chez Cactus Inébranlable, faites votre choix dans le tableau Excel ci-joint et contactez Jean-Philippe Querton : cactus.inebranlable@gmail.com
05:03 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0)























































