10/07/2026
Irréflexions (493)
Arriver à rien sans devoir quoi que ce soit à quelqu’un.
À nos umours !
Jacques Vaché
Aux U.S.A., la liberté d’expression consiste à ne pas critiquer la trumpaille.
Les bourses ou le vit !
Une féministe de grand chemin
Fox News — Le président Donald Trump menace…
Le mon entier — Ahahah !
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07/07/2026
COINCOIN EN RECONVERSION OFFENSIVE
— Hi, Gianni darling!
— Buongiorno, carissimo Donaldo! How is Melania?
— Who?...
(La suite de l’entretien est traduite de l’anglais)
...On m’a dit que j’avais quarante-huit heures pour déposer une plainte auprès de la FIFA.
— Euh... Oui, Donaldo. Pour quelle raison, cette fois ?
— Il faut faire rejouer ce fucking huitième de finale contre cette fucking Belgique.
— Compliqué, Donaldo...
— L’arbitre était vendu. Mes avocats sont en train de monter un dossier en béton contre lui. Tu l’auras dans deux heures.
— Dans ce cas, c’est jouable mais...
— Un zéro de plus au chèque, ça te va ?
— C’est certainement jouable, Donaldo.
— Il faut aussi que ces fucking Red Devils jouent à neuf.
— Là, ça va être très très compliqué, Donaldo...
— Avec encore un zéro de plus au chèque, tu peux arranger ça, non ?
— Certainement, Donaldo ! On va encore adapter le règlement de la FIFA rien que pour toi. Par exemple, une équipe qui a gagné grâce à un arbitre corrompu devra rejouer le match avec seulement neuf joueurs. Choisis par l’entraîneur adverse, si tu veux. Ça roule !
— Pas encore. J’exige que mes United States of America gagnent cette fucking coupe du monde !
— On fera tout pour, carissimo Donaldo !
— Demain, j’ai une heure de libre de 2 à 3 p.m. Tu passeras au bureau ovale pour m’expliquer la carte jaune.
— Sans problème, Donaldo.
— Et le hors-jeu.
— Là, en une heure, ça risque d’être un peu juste.
— C’est moi qui décide de ce qui est juste, Gianni, moi seul, tu comprends ? Si ça prend plus de temps, je ferai attendre ce fucking Volodymyr que je dois voir à 3 p.m.
— D’accord, carissimo Donaldo. Pour le hors-jeu, j’aurai un conseiller avec moi, je ne m’y retrouve pas moi-même.
(Fin de la traduction)
— O.K. See you tomorrow, Gianni darling!
— Ci vediamo domani con l'assegno, carissimo Donaldo!
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70s ROCK IN FRENCH FOR SURE!
Après le succès de son album In French please sorti en 2023 (247 ventes en trois ans pour 500 services de presse), Salvatore Adamo va remettre le couvert avec des reprises en français non plus de ballades mais de chansons rock qui ont marqué les années 70. Uniquement des duos. Voici les douze titres de la future rondelle pour laquelle 1200 services de presse sont prévus.
01 – (I CAN GET NO) SATISFACTION des Rolling Stones => (Je n’arrive plus) à venir avec Angèle.
02 – BLACK DOG de Led Zeppelin => Chien vert avec Line Renaud.
03 – SMOKE ON THE WATER de Deep Purple => Fumons sur mon yacht avec Renaud.
04 – SCHOOL’S OUT d’Alice Cooper => Fin d’l’école avec Sheila.
05 – HIGHWAY TO HELL de AC-DC => Éclatons-nous ! avec Loïc Nottet.
06 – ANOTHER BRICK IN THE WALL de Pink Floyd => J’vais agrandir ma maison avec Hughes Aufray.
07 – COZ I LUV YOU de Slade => Parce que j’t’aime avec Lara Fabian.
08 – BORN TO BE WILD de Steppenwolf => J’suis un sauvage avec Cyril Hanouna.
09 – REBEL REBEL de David Bowie => Rebelle si belle avec Nana Mouskouri.
10 – OLD MAN de Neil Young => Vieux 'Pa avec Frédéric François.
11 – SWEET JANE de Lou Reed => Jeannette avec Michèle Torr.
12 – HEY TONIGHT de Creedence Clearwater Revival => Ah cette nuit avec Camille Yembe.
Il présentera ce nouvel album sur les émissions de la RTBF suivantes : JT 13H – Quel temps pour la planète – JT 19H30 – Le jardin extraordinaire – Devoir d’enquête – Jardins et loisirs – Le grand cactus – La tribune – Investigations – Non élucidé – QR le débat – Une brique dans le ventre – Contact – Studio foot – Jeudi en prime – Animaux à adopter.
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04/07/2026
LE POÈTE
Le poète
c’est quelqu’un !
Pas n’importe qui.
Le poète doit écrire
se force à écrire
& quand ça ne va pas
son épouse le fouette.
Le poète
veut y arriver.
Un texte merdique
dans une revue idem
est publié.
La gloire !
Le poète
est heureux
jubile.
Son épouse le suce
& sa muse le fouette.
Il monte rapidement
en grade :
une médaille
puis un premier prix.
Son épouse le quitte
sa muse le fouette
& il suce un éditeur
à compte de ses couilles.
Le poète
écrit comme un
grand poète.
Il trouve un éditeur
à compte d’éditeur.
Son épouse revient
& le suce.
Son éditeur le sucre.
Sa muse va voir
ailleurs.
Le poète
est désespéré :
ça va marcher !
Il se coupe
deux doigts
de la main droite
– il est gaucher.
Il se trouve
une autre muse
qui lui crache dessus.
Le poète
s’y mets à fond
se fait fouetter
entuber
encrasser.
Le poète
n’a plus que
deux obsessions :
Larousse & Nobel.
Chimères !
Le poète meurt
inconnu
& seul.
Son épouse
l’a de nouveau quitté
pour un romancier.
Sa seconde muse
pour un cinéaste.
On l’enterre
au Papy Lefauteuil
un cimetière
aussi inexistant
que sa poésie.
Texte publié dans Nouveaux Délits #47 (01/2014)
Repris dans Aléas jactèrent à l’ouest (Éd. Gros Textes, 2023)
Le recueil est disponible chez moi et sur le site de l’éditeur
https://grostextes.fr/publication/aleas-jacterent-a-louest/

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01/07/2026
Épousseter votre cocabulaire (2)
2.
Base – J’ai le cigare au bord des lèvres.
Variantes – Je dois lancer un nouveau sous-marin.
– Il faut que je fume la cuvette.
– J’ai Amin Dada qui m’appelle pour son cours de natation.
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28/06/2026
Irréflexions (492)
Chanson introuvable : Wild Farts* Are Blowing par Bob dit L’Âne.
Nuages : les SDF du ciel.
Écrire sérieux ? Tu rigoles !
Chaque fois que je prends le volant, je m’en veux de ne pas avoir d’assurance sur la vie.
À quand The Voice Babies pour révéler les plus harmonieux vagissements ?
*Fart : flatulence en anglais.
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25/06/2026
L'EXPLOIT
À force de persévérance et de concentration, cet écrivain spécialisé dans le sanglant réussit à transcrire sa nouvelle gore sur une feuille de boucher.

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22/06/2026
DYSTIQUES II (1)
De son couteau rouillé, Ernest piqua Lily
Tout en vidant un gros pot de piccalilli.
* * *
Chose qu’on ignorait de feu Akebono :
Il n’aimait pas U2, voulait hacker Bono.
Toujours disponible chez TIRTONPLAN

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19/06/2026
Questionnement (6)
Je me demande…
… où les gens qui participent à Rendez-vous en terre inconnue vont faire caca une fois sur place.
… quand police et organisateurs se mettront d’accord sur le nombre de participants à une manifestation : 4 selon la police, 9 selon les organisateurs.
… pourquoi, après deux ans de mandat, on ne considère pas les politiques comme des malades de longue durée.
… quand les machos à micropénis deviendront la cible des blondes à gros seins.
… si les daltoniens fantasment sur les rousses aux yeux verts.
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16/06/2026
Bio dégradée (3)
KUVERS Simon
Citations
> Mon esprit est plus noir qu’une taille de houille.
Dans cette obscurité, je me gratte une couille.
> La putain remuglait comme un putois crevé.
Il la prit par derrière, il en avait rêvé.
> Ma chère est triste et grasse, elle a bu, elle est ivre !
> Je ne navigue point sur d’impassibles fleuves !
> S’il n’en peut point rester, ce n’est pas pour ma pomme.
Éléments biographiques
Simon Kuvers /kyvεrs/ (1859-1921), né à Gand (Gent) dans une famille aisée, est un poète flamand d’expression française. (À l’époque, la bourgeoise flamande ne s’exprimait qu’en français et n’utilisait le flamand que pour s’adresser au petit peuple.) Simon découvre la poésie dans les cercles littéraires de l’université de Louvain (Leuven) où il est inscrit à la Faculté de Droit. Son diplôme d’avocat en poche, il ouvre un cabinet à Ostende (Oostende) mais délaisse sa clientèle pour fréquenter les cabarets d’artistes et les cercles littéraires. Il fait rapidement son entrée chez Ensor. Influencé par Baudelaire (ses amis le surnomment Charleke, le petit Charles) et les Hydropathes, il écrit essentiellement de la poésie et connaît une certaine renommée, limitée à la côte belge de Middelkerke (Middelkerke) à Blankenberge (Blankenberge). Il périt noyé en prenant un bain de minuit en solitaire face au Kursaal d’Ostende (Oostende).
Choix bibliographique
Les fleurs du pal (Merdure de Transe, 1883)
Chameaux et camés (Payard, 1888)
La muse au cabinet (avec une préfesse de Raoul Ponchon, Éd. du Fion, 1894)
Merdications polémiques (Éd. du Fion, 1903)
James Ensor, moi pas vraiment (monographie, Oostends Drukwerk, 1912)
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13/06/2026
Irréflexions (491)
Mourir, c’est faire de la peine à certains et procurer du bonheur à d’autres.
Je reste posinégatif.
Les personnes qui crachent leur haine sur les réseaux sociaux feraient mieux de déféquer des terres rares.
Écrire avec un crayon de soleil.
Rester hors des ouragans en fosse septique des réseaux sociaux.
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10/06/2026
Un inédit en français de Richard Brautigan (3)
Closets
I remember I once went through a period of counting closets in haunted houses. I was in-between love affairs. I had no idea what would happen next with my heart or if anything would ever happen again, so I counted closets in haunted houses.
I was glad when it was over.
7,914,322 closets is too many, not to speak of walking up the stairs to each haunted house and slowly opening the front door.
Richard Brautigan
< Revue Corona (2) 1981.
Ce texte n'aurait jamais été repris en recueil.
Placards
Je me rappelle qu’autrefois je traversai une période de comptage de placards dans des maisons hantées. C’était entre deux aventures amoureuses. Je n’avais aucune idée de ce qui se passerait ensuite avec mon cœur ou si jamais quoi que ce soit se passerait encore, alors je comptais des placards dans des maisons hantées.
Je fus heureux quand cela prit fin.
7.914.322 placards c’est trop, sans parler de monter les marches de chaque maison hantée et d’en ouvrir lentement la porte d’entrée.
(Traduction : Éric Dejaeger)
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07/06/2026
Épousseter votre cocabulaire (1)
1.
Base – Tu pédales dans la choucroute.
Variantes – Tu pêches à la mouche dans les sushis.
– Tu fais de l’apnée dans le cassoulet.
– Tu slalomes sur le camembert.
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04/06/2026
DEVINETTE
À la mémoire d’André Stas, R
qui adorait ce genre de bièstrîyes
Il s’agit de trouver un film français, une comédie.
Devant un cinéma, de nombreuses personnes font la queue. Parmi elles, un homme de petite taille que d’autres essaient d’éjecter pour gagner une place. Le nabot résiste.
(On répond si l'on veut en commentaire.)
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02/06/2026
Un peu de patience
Bonjour. Après une quinzaine d'années de bons et loyaux services, mon brave vieux pc a rendu l'âme il y a une semaine. SNIF... Le nouveau est arrivé aujourd'hui. Le temps de me familiariser avec cette nouvelle machine, et ça redémarre.
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25/05/2026
Irréflexions (490)
À inventer : le fusil antipersonnel.
Quant à manger des pissenlits par la racine, les diabétiques préfèreraient des betteraves
L’opinion d’un crétin, c’est comme un billet de 500 € : très difficile à changer.
À inventer d’urgence : le coup de pied au cul virtuel.
Quand on fabriquera de la confiture de crétin, Glande de Bouc servira d’ingrédient principal.
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22/05/2026
LA MAUVAISE IDÉE
Au sommet du mont Olympe, les déesses et dieux s’ennuyaient ferme. Pour éviter une révolte, Zeus organisa un city-trip à Athènes. Moins de cinq minutes après leur arrivée, ils avaient tous trépassé : l’air de la capitale était vraiment trop pollué.
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18/05/2026
Irréflexions (489)
Même en chevauchant nues, certaines cavalières gardent leurs culottes de cheval.
Je me suis offert une jolie paire de végants en cuir fauve.
Sur la porte d’un masochiste : « Entrez et frappez ! »
C’est en vivant qu’on devient moribond.
Question aux wokistes : que faire du mot « négritude » créé par Léopold Sédar Senghor ?
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16/05/2026
C'est pas moi qui l'dis !
Denis Billamboz a lu mon Neurolexique.
Son avis est à découvrir ici :
https://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/73408
Un tout grand merci à lui !
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15/05/2026
LE BUZZ
Tout le monde est scotché à YouTube pour suivre en direct l’événement du siècle : dans un magasin de porcelaine, un éléphant marche sur des œufs.
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12/05/2026
MIEUX QUE BIRIBI
Condamnés aux galères, les pires poètes contemporains firent enfin avancer la poésie.
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07/05/2026
Irréflexions (488)
On parle sans arrêt de croissance, sauf chez les nains.
J’ai une table IKEA® vieille de vingt-sept ans. Sa production a cessé il y en un quart de siècle car jugée trop solide.
Un bouquin de merde ne devrait être édité que sur PQ.
L’anthropophage trouve le végan très fade.
Les guerres actuelles sont à trop petite échelle pour endiguer la surpopulation.
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21/04/2026
Irréflexions (487)
Au pays des géants gastronomes, les hommes-grenouilles finissent culs-de-jatte.
Sept mille pas chaque jour pour se maintenir en bonne santé ! Le conseil vient certainement d’un fabricant de chaussures.
Ne pas confondre le passe-droit et le poisse-drap.
25-08-25 – Entendu sur France 2 : « À Paris, les moules sont de retour dans la Seine. » Les machommes-grenouilles vont plonger tant et plus
À quand Dubaï-Bye ?
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16/04/2026
C'est pas moi qui l'dis !
Les deux chroniques de Denis Billamboz concernant Wallons z'enfants d'la République et Dystiques sont regroupées sur le site "Les Belles Phrases" d'Éric Allard. Merci à tous les deux.
C'est ici :
https://lesbellesphrases264473161.wordpress.com/2026/04/1...
Ces deux titres sont toujours disponibles chez moi.
09:45 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (2)
12/04/2026
Irréflexions (486)
En fermant nos gueules, nous mettons en faillite les fabricants de muselières.
Les végétaliens roulent exclusivement en Renault Végane.
Porno introuvable : Charlemagne à Saix-la-Chapelle.
Léon XIV, le Pape Soleil ?
Je te dro-o-onne !
Khamenei Jr., Netanyahu, Trump
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09/04/2026
Bio dégradée (2)
SESTHE Alain
Citations
> Lorsque les blés sont mûrs, je sors la moissonneuse
Sous le regard coquin de mon épouse heureuse.
> Mon tracteur est en panne,
Des pleurs j’ouvre la vanne.
> Dix légumes par jour !
> Fume ! C’est de ma fosse !
Ta courge sera grosse !
> Fais pipi dans ton arrosoir,
Rien de mieux pour le radis noir.
Éléments biographiques
Alain Sesthe (1946-2014) est l’exemple type du poète paysan. Né à Saint-Pierrot-des-Enclumes (41), il interrompt sa scolarité à quatorze ans pour aider ses parents sur leur exploitation agricole d'une dizaine d'hectares qui leur permet, végans avant la lettre, de vivre en autarcie. Il a près de trente ans lorsqu’il découvre la poésie suite à la lecture d’un recueil d’un poète régional rencontré au café du village. Il commence alors à écrire des poèmes qui seront publiés par de petits éditeurs locaux. Il est retrouvé mort sur un de ses champs au volant du vieux Massey Ferguson (1936) de ses parents.
Choix bibliographique
Les poireaux célestes (poèmes, Éd. de la Pomme de Terre, 1979)
La permaculture versifiée (poèmes, Le Laboureur Éd., 1987)
Vive la tomate et mort aux vaches ! (pamphlet végan, Le Pataquès, 1990)
Rien ne vaut l’artichaut (odes à 17 légumes, Le Laboureur éd., 1992)
Le fumier en vers et contre tout (essai en vers sur l’amendement des sols, Purin d’Ortie, 2004)
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06/04/2026
LES de PUTASSIER de BERNE-ATH (5)
LES de PUTASSIER de BERNE-ATH,
NOBLES DÉSARGENTÉS
Scène 5 – LES VESPASIENNES DÉSOBSTRUÉES
— Voilà, m’sieur l’comte, vos chio... vot’ cabinet est débouché.
— Aaaah ! Parfait, monsieur Robert ! Cela ne fut pas trop pénible ? Cela vous a tout de même demandé... euh... quarante-trois minutes.
— Bah ! Question d’habitude ! La mert’ des nôp’ et celle des pauf’, c’est kif-kif bourricot.
— Oui, certainement. Rappelez-moi votre tarif horaire, voulez-vous.
— Quarante zeuros d’l’heure, m’sieur l’comte.
— Quarante euros ! En noir !
— Ben, si vous v’lez une facture, c’est quatre-vingts-t-euros d’l’heure.
— D’accord, nous prendrons donc le tarif ébénacé. Laissez-moi calculer votre dû... Une coupe d’eau en attendant ?
— D’l’eau ? C’est pour les fiottes, ça ! Z’auriez pas du sec, plutôt ?
— Euh, non, monsieur Robert. Notre cave est pour l’instant d’une vacuité égale à celle de la boîte crânienne d’une bécasse. Nous disions donc... Quarante divisé par soixante... fois quarante-trois... Cela nous fait... vingt-huit euros et soixante-six centimes.
— Plus vingt-z-euros pour mon déplacement.
— Plaît-il ?
— Ben wé, ma camionnette, elle roule pas à l’flotte, m’sieur l’comte. Ça fait donc quarante-huit zeuros, j’vous fais cadeau des centimes.
— Trop chevaleresque de votre part, monsieur Robert ! Le problème est que... Seriez-vous intéressé par un paiement en nature ?
— En nature ? Vous faisez dans l’écologie, m’sieur l’comte ?
— Attendez ! Mauricette-Aliénor, venez nous rejoindre, je vous prie !
— Me voici, Henri-Pépin-Louis...
— Ma très chère, veuillez ôter le haut, s’il vous plaît !
— Otello ?
— Oui, dénudez votre corps des épaules à la taille !
— Mais...
— Ne me cherchez point noise, ma douce, faites comme je vous le demande !... Allez, ne craignez rien... Bien... Parfait ! Alors, monsieur Robert, qu’en pensez-vous ? Il me semble voir naître une certaine rotondité au niveau de votre hypogastre !
— Ben, m’sieur l’comte, wé, mais c’est pas si terrîp’... Les tettes à la comtesse, sauf son respect, elles sont p’us pendantes que bandantes...
— Oui, effectivement... Recouvrez-vous, ma mie, et faites entrer Jeanne-Antoinette. Nous finirons bien par aboutir à une concorde, n’est-ce pas, monsieur Robert ?
— Euh... Con corde ? Faut voir, m’sieur l’comte, faut voir d’abord...
— Mauricette-Aliénor ! Veillez à ce que Charles-Clovis reste dans les parages, on ne sait jamais...
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21/03/2026
Je reviens bientôt.

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11/03/2026
Irréflexions (485)
Les fêtes de Jeffrey Epstein : the place to bite.
RIS donc ! Tu pourras te passer de ton psy !
C’est en glandant qu’on finit chêne.
Le Saint-Esprit de sel.
— Tu viens, chéri ?
— Pas ce soir, mon amour, je rédige des aphorismes !
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08/03/2026
Bio dégradée (1)
LANDAIS Maurice
Citations
> Un petit verrat pendu au plafond
Tirez-lui la queue il fera meuh meuh.
> C’est essentiellement dans ma porcherie que me prend l’inspiration.
> Je n’ai pas d’enfant, mes porcelets me suffisent. (Repris textuellement dans une interview par É.-E. Schmitt qui remplaça « porcelets » par « chienchiens ».)
> Ma République pour quatre rognons de porc !
> J’attends toujours la grosse trouille de ma vie.
Éléments biographiques
Écrivain éleveur de porcs, Maurice Landais (1920-1996) vécut toute sa vie en célibataire dans son élevage porcin de La Gretaude (58). Autodidacte en littérature, il consacra toutes ses heures de loisir à l’écriture de romans, nouvelles et poèmes. En mai 1968, lassé par les refus de nombreux éditeurs, il créa sa propre maison d’édition qui ne publia que sa production personnelle. Il fut retrouvé mort dans l’une des soues de son entreprise, le corps à moitié dévoré pas ses cochons. Malaise ? Accident ? Meurtre ? Sa mort reste un mystère car la médecine légale ne put déterminer la cause de son décès par manque de matière.
Choix bibliographique
Dans le porc, tout est fort ! (roman, Lisier Éditions, 1968)
Les sonnets des gorets (poèmes, Lisier Éditions, 1972)
Porcinet contre Bourriquet (roman jeunesse, Lisier Éditions, 1981)
Les contes de Vorace la truie (nouvelles, Lisier Éditions, 1982)
À coup de pieds de porc sur leurs gueules ! (pamphlet anti végétarien, Lisier Éditions, 1990)
Potacherie publiée dans La Vie secrète des Mots 22 (06-2025)
08:57 Publié dans Potacheries | Lien permanent | Commentaires (0)























































