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30/10/2009

Petit break

Pâquerettes - Chrisanthèmes.jpgDébut du congé de Toussaint... !!!!!!!!

Beaucoup de choses à faire, dont deux recueils de nouvelles - qui pourraient peut-être peut-être peut-être intéresser un éditeur - à terminer de peaufiner. Et quelques petites bricoles à écrire, que vous découvrirez à partir de mercredi.

Bise aux fidèles et à très bientôt.

19:06 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (8)

NIHILISME À L'EAU DE ROSE

ni pied ni rime ni raison
ni peut-être ni oui ni non
ni femme ni homme ni bête
ni logique ni queue ni tête
ni de savant ni de linotte
ni laisse ni lien ni menottes
ni dieu ni diable ni personne
ni fleur ni bouquet ni couronne
ni peut-être ni oui ni non
ni neutre ni mauvais ni bon
ni ou ni quand ni quoi ni qu'est-ce
ni lien ni menottes ni laisse
ni pour ni contre ni peut-être
ni oui ni non ni dieu ni maître
ni foi ni loi ni concession
ni neutre ni mauvais ni bon
ni menottes ni bride ou lien
ni ta semi-liberté... RIEN !

Extrait de Pris de rhum
La plume Édition, 2000 (épuisé)

28/10/2009

Un peu de pub (24)

Jour ouvrable 2009.jpgUN JOUR OUVRABLE
par Jacques Sternberg

Ce roman, publié par Éric Losfeld en 1961, vient d'être réédité. Il s'agit du troisième roman de Sternberg. Extrait de la 4ème de couverture : « [...] un univers totalitaire, une fresque délirante entre M.C. Escher et Lewis Carroll, Kafka et les Marx Brothers. [...] Un chant poétique, loufoque et effrayant. »

 

 

Préface de Denis Chollet.
La dernière goutte
320 pages
19 €
ISBN : 978-2-9530540-6-4

L'éditeur : http://www.ladernieregoutte.fr
Plus d'info ici, sur le blog de Lionel Marek, le fils de Jacques Sternberg :

http://lionelmarek.unblog.fr/

UN PETIT FUTÉ

Il arriva à l'entrée d'un long couloir. À gauche, un mur blanc et lisse. À droite, des portes blanches et lisses. Il poussa la première. Fermée. La deuxième. Verrouillée. La troisième. Même chose. Il les essaya toutes jusqu'au bout. Sans succès. Sa grand-mère avait raison quand, tout petit, elle lui disait déjà : « Vous n'êtes qu'un vilain garnement ! Vous n'irez jamais au Paradis ! » En voyou adulte, il sortit un pied-de-biche d'une poche spécialement aménagée dans son pardessus de monte-en-l'air.

26/10/2009

LA COURSE DES FANTÔMES

Au train-train et à ceux qui le poussent.

Huit heures du matin. Les fantômes sprintent pour un 54, un 63, un 29. Courent un peu plus loin pour un 71 et plus loin encore pour le métro. Les fantômes foncent vers un bus déglingué ou une rame pisseuse qui les emmène vers un immeuble blafard, un bureau terne, un boulot rebutant. Ils rencontrent des collègues fantômes, téléphonent, faxent, envoient des courriels à des fantômes éloignés, remplissent de fastidieux formulaires, rédigent d'ingrats rapports, examinent d'horripilants dossiers, obéissent aux ordres vexatoires de fantômes en chef.

Dix-sept heures. Les fantômes courent dans l'autre sens vers une gare puante pour attraper le train fétide de 17h18, 17h19, 17h20 ou 17h23 qui les ramène vers une lugubre destination, une rue morne, une maison chagrin. Là, ils mangent un repas fade en regardant un téléfilm creux, ont un feu follet d'orgasme avec un conjoint fantôme, dorment d'un sommeil trouble pour finalement arrêter la sonnerie d'un réveil bien réel et se lever pour une toilette mécanique, un petit dèj' insipide suivi d'une course fantôme vers...

Des fantômes. Même pas des spectres.